Dragon Age 2, histoire d’un héraut

Enfin. Alors que le titre est sorti depuis mars, j’ai enfin trouvé le temps de terminer Dragon Age 2. Test à retardement d’un jeu critiqué. Avec plus ou moins de raisons, mais qui mérite une attention plus grande que ce que sa démo a démontrée.

Dragon Effect, Mass Age

Premier élément à admettre avant de parler de Dragon Age 2 : Rise to Power (ce sera la seule fois où j’écrirai le titre entier) : ce jeu n’est pas la suite de Dragon Age : Origins. Plutôt une histoire parallèle, se déroulant dans le même univers mais avec un gameplay ayant viré l’aspect tactique d’Origins pour une orientation plus action, avec des relations entre personnages plus limitées et une gestion de l’équipement simplifiée. Oui, c’est le syndrome Mass Effect 2 qui se répète.

I’ve got the power

Dragon Age 2 nous conte donc les aventures de Hawke, réfugié Féreldien ayant fuit Lothering lors de l’Enclin et conduit par la force des choses (et l’aimable participation d’un invité surprise) à Kirkwall, là-bas dans le sud. Originalité, l’histoire se déroule sur plusieurs années, chaque chapitre du jeu suivant une période différente de la vie de Hawke dans la cité, de réfugié sans le sous à héraut.

Ce choix temporel permet à Bioware de créer un background intéressant que l’on sent évoluer, d’une période à l’autre. Car Kirkwall est une ville sous pression, remplie à ras-bord de tensions. Tensions entre les mages et les templiers d’abord. Tensions autour des qunaris ensuite, occupants non-désirés d’un quartier de la cité dont certains membres de la Chantrie aimeraient se débarrasser, peu importe les moyens. Tout cela concerne les quêtes principales du jeu mais aussi les secondaires, qui s’étaleront parfois sur plusieurs années. On regrettera juste que Bioware ne soit pas allé au bout de son idée en proposant aussi une évolution de la ville elle-même, les changements d’un acte à l’autre restant mineurs.

« Je met mon pieds où je veux, et c’est souvent dans la gueule »

Comme le disait ce célèbre philosophe, ça bastonne sévère dans Dragon Age 2. Je l’ai dit plus haut, Bioware a cette fois pris une orientation plus action, ce qui nous donne des escarmouches plus bourrines que réellement tactiques. Paradoxalement, le jeu s’est étoffé du côté des compétences, chaque classe ayant maintenant plusieurs arbres propres dans lesquels on pioche pour composer son perso. Si Hawke gagne en plus de ces arbres standard deux spécialisations à choisir parmi trois, nos compagnons eux auront un arbre bien à eux, accompagné d’un bonus lié à l’amitié/rivalité qu’il porte au joueur.

« C’est en tombant que vous saurez si vous savez voler »

Hélas, si difficulté il y a, elle est à chercher dans la gestion des soins. Non seulement Bioware commet à nouveau la même erreur que dans DA:O en ne proposant qu’un seul véritable soigneur parmi vos compagnons d’infortune, mais les compétences de soins sont réduites de manières drastiques. Cette restriction couplée à un cooldown conséquent aurait pu obliger les joueurs à s’économiser pour gérer les renforts présent dans pratiquement chaque combat, mais la réalité est plus simple : à l’exception des boss, la puissance de feu des mages et voleurs est largement suffisante pour gérer tout ça, même sans mana. Autant pour la difficulté.

Rise and Fall

A l’heure de conclure, on garde toujours une impression mitigée devant ce Dragon Age 2. D’un côté, on se trouve devant un titre au scénario (beaucoup) moins épique que le premier mais peut-être plus réussi sur sa dimension politique et qui laissera des traces pour la suite de la licence. De l’autre, on ne peut s’empêcher de penser que Bioware nous livre un titre paresseux, réutilisant à l’excès ses zones de jeu et auquel il manque l’ambition d’un véritable jeu de rôle bien tactique.


8/10


J’ai aimé

  • Une histoire étalée dans le temps
  • Des arbres de compétences enfin plus fouillés
  • Les dialogues de Merrill

Je n’ai pas aimé

  • Une réutilisation à outrance des zones
  • Une sérieuse réduction des possibilités de soin
  • Un seul soigneur possible dans les compagnons

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