Batman Arkham Origins, Bat Christmas

J’ai découvert la série des Batman Arkham sur le tard, pas convaincu par la démo d’Asylum. Les soldes Steam m’ont fait prendre conscience de mon erreur et de la qualité du jeu et j’ai depuis acheté (hors soldes…) l’excellent Arkham City. Mais qu’en est-il de ce Origins, cet épisode non développé par Rocksteady ?

Batman Begins

Comme le nom l’indique, Arkham Origins nous ramène au début de la carrière de Batman. Voilà maintenant deux ans que le justicier sévit dans les rues de Gotham, avec un statut de légende pour les malfrats et de cible à arrêter pour la police. Mais en cette nuit de Noël, une récompense de 50 millions est proposée pour la tête de la chauve-souris qui devient la cible de 8 assassins et de tout ce que Gotham compte comme flics véreux.

Bien plus qu’une véritable histoire sur l’origine de Batman, le principal intérêt de l’histoire est de nous proposer la première rencontre entre Batou et celui qui deviendra son ennemi le plus connu : le Joker. De simple personnage dans l’ombre à principal antagoniste, le Joker d’Origins est d’ailleurs subtilement différent des épisodes précédents, en plus d’avoir le même doubleur en VF que Heath Ledger dans The Dark Knight. Bref, un personnage très réussi.

Déjà vu

Hélas, le jeu lui-même dégage une impression de déjà vu assez frustrante. Le gameplay reste identique, toujours basé sur un mélange de combats (avec quelques retouches, tant au niveau des gadgets de Batman qu’au niveau des ennemis) et de phases de prédateur où Batman doit nettoyer une salle de ses gardes armés. Bon point d’ailleurs pour ces phases de prédateur qui sont dans la lignée de celles d’Arkham City et proposent des environnements qui obligeront Batman à quitter la relative sécurité des hauteurs. La seule véritable nouveauté consiste en séquences d’enquête où Batman devra résoudre des crimes en ville. Celles-ci sont malheureusement rarement intéressantes, car trop dirigistes et souvent trop courtes.

Mais le pire se trouve chez les boss. On aurait pu espérer que WB Montréal serait moins susceptible de tomber dans la répétition et pourrait faire preuve d’imagination, c’est en fait le contraire. Trop d’entre eux rappellent d’autres boss de la série : le Chapelier rappellera Scarecrow d’Asylum, Deadshot nous proposera un remake de Double-Face dans City, Copperhead s’inspire de Ras al’Ghul, etc. Et le plus souvent, ces copies souffrent de la comparaison avec l’original, à l’image de la dernière phase du combat contre Bane qui reprend le principe de Freeze mais en nettement plus basique. On regrettera finalement que Deathstroke, peut-être le combat le plus réussi du jeu arrive aussi tôt dans la partie.

Conclusion

On a beaucoup reproché à WB Montréal de s’être trop reposé sur le travail de Rocksteady et il est difficile de dire le contraire tant on sent qu’Origins est un jeu qui sert juste de bouche-trou avant le véritable prochain Batman que devrait être Arkham Knight. Un jeu que je conseillerais aux fans en manque de jeu Batman, aux nouveaux joueurs souhaitant découvrir la série mais plus dispensable pour les fans hardcores qui ne pourront qu’être déçus devant le manque d’innovations.


7/10


J’ai aimé

  • C’est du Batman Arkham pur jus
  • Des phases prédateur en extérieur
  • Quelques améliorations au système de combat
  • Le Joker

Je n’ai pas aimé

  • Un air de déjà vu jusque dans les boss
  • Trop de bugs encore présents
  • Phases d’enquête qui manquent d’intérêt

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