Dishonored, entre vengeance et justice

Dishonored a été un jeu que je n’attendais pas spécialement. Et pourtant, il s’agit de mon GOTY 2012 et y rejouer n’a fait que confirmer ce sentiment. L’occasion de faire un billet un peu plus détaillé sur le jeu.

La vengeance est le remède à tous les maux

Dishonored nous place dans la peau de Corvo, garde du corps personnel (et même un peu plus) de l’impératrice Jessamine et de sa fille Emily. Alors que vous rentrez d’un voyage destiné à trouver une solution à la peste qui ravage Dunwall, vous assistez impuissant à l’assassinat de Jessamine et à l’enlèvement d’Emily. Trahi et condamné à mort, vous parvenez pourtant à vous échapper pour rejoindre un groupe de résistants décidés à remettre Emily sur le trône. En se débarrassant de tous ceux responsables de la mort de l’impératrice en passant.

Dishonored

Si les graphismes ne plairont pas à tous, on peut saluer le travail sur l’ambiance du jeu.

 Gameplay vertical

La première chose qui frappe lorsqu’on joue à Dishonored, c’est son level design. A la manière d’un Deus Ex, le jeu a été pensé pour permettre une multitude d’approches pour chaque mission (9 au total). Que vous vouliez la jouer bourrin ou au contraire être un véritable fantôme souhaitant punir mais pas tuer vos cibles, Dishonored vous offrira les moyens de le faire.

Dishonored

Tu es mort, mais tu ne le sais pas encore…

Pourtant, je pense que le jeu prend vraiment tout son sens en la jouant furtif. Contrairement à beaucoup d’autres jeux du genre, l’infiltration ne se résume pas à éliminer un garde dans un couloir sans être vu. Le level design est ici assez ouvert pour permettre d’éviter un grand nombre de gardes et prendre de la hauteur devient vite un réflexe naturel. Toutefois, ce point fait également toucher l’un des plus gros points faibles du jeu : les gardes et leurs champs de vision. De manière générale, un garde dans Dishonored est aveugle à tout ce qui ne se situe pas à sa hauteur, pour peu que vous soyez accroupi. En schématisant à peine, vous pourrez vous tenir sur une bibliothèque le long d’un mur sans être vu par le garde qui patrouille dans la pièce tant celui-ci ne lèvera jamais les yeux. Encore un point qui vous incite à ne pas rester au sol.

Pouvoirs et conséquences

Cette tendance du jeu à vous pousser à l’exploration ne serait rien si les déplacements n’étaient pas efficaces. Et là aussi, Dishonored se montre à la hauteur. Le Blink (Clignement en VF), premier pouvoir que vous récupérez, offre déjà une grande facilité de mouvement, surtout quand vous l’aurez amélioré et combiné au pouvoir Agilité. On grimpe très facilement sur les toits, on traverse un espace découvert en un clin d’oeil et on se sent véritablement puissant. Même si on rencontrera parfois un mur invisible.

Selon votre façon de jouer, les différents pouvoirs mis à disposition de Corvo confirmeront cette sensation de puissance tout en étant utiles à l’un ou l’autre moment du jeu. Prendre possession d’un rat vous permettra par exemple d’entrer dans certains lieux par des routes autrement inaccessibles. Ou peut-être voudrez-vous prendre le contrôle d’un garde pour le forcer à désactiver les protections de la porte principale. A moins que vous n’arrêtiez le temps pour passer tranquillement sans que certains dispositifs ne s’enclenchent.

Dishonored

Prendre un peu de hauteur est souvent l’assurance de ne pas être vu.

Toujours dans cette optique de liberté, le jeu a le bon goût de vous laisser choisir comment accomplir vos objectifs et de proposer des solutions non létales à chaque mission. Ces solutions sont parfois plus simples, parfois plus rapides, mais aussi parfois bien plus compliquées. D’une manière générale, votre comportement durant une mission aura un impact sur les missions suivantes. Plus vous provoquerez du chaos en ville, plus la sécurité sera renforcée, avant d’avoir un impact sur la fin du jeu et la manière dont le dernier antagoniste réagira lors de votre ultime confrontation.

Conclusion

J’arrive au bout de ce billet et je me rends compte que je n’ai fait que survoler les raisons qui m’ont fait adorer Dishonored. Oui, son visuel ne plaira pas forcément à tout le monde mais passer à côté de toutes les qualités du jeu pour cette seule raison serait un énorme gâchis. On oubliera vite ses défauts (les champs de vision des gardes) et on saluera Arkane qui a réussi un excellent jeu qui mérite les éloges qui lui ont été faits.


8/10


J’ai aimé

  • La liberté dans la résolution des objectifs
  • Le level design
  • Les possibilités offertes par les pouvoirs

J’ai moins aimé

  • Le champs de vision des gardes
  • Le style graphique, surtout celui des personnages
  • On en veut plus

D’autres images ici.

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