Gotham s1, Gordon Origins

Comme chaque année, ce mois de mais marque la fin de saison de nombreuses séries US. Et comme la déception a été au programme pour un grand nombre d’entre elles, je vous propose un petit bilan au jour le jour. On débute avec Gotham dont la première saison s’est terminée ce lundi.

Gotham ou les méchants volent le show

J’avais écrit sur l’ancien blog un billet où je vous faisais part de mes craintes sur le futur de la série à l’occasion du premier épisode. Force est de constater à la fin de cette saison que ce que je craignais est à la fois le point fort et le point faible de la série : ses vilains.

Son point fort car une grosse partie de la saison est marquée par quelques personnages très réussis. Je ne parle pas trop de Falcone et Maroni, classiques mafieux, mais plutôt du Pingouin, dont les apparitions dans la première partie de saison lui permettent souvent de voler la vedette au reste du casting. Et quand il s’éteindra un peu en seconde partie de saison, on assistera à la montée en intérêt du personnage de Nygma.

Mais les vilains sont aussi et paradoxalement le point faible de la série. A trop vouloir faire des clins d’œil à ceux que l’on croisera face à Batman, la série finit par en faire trop et échoue à trouver un équilibre entre la ville présente et ce qu’elle sera dans le futur.

N’allez pas croire que je chipote, je pense qu’il était possible d’introduire dans le show des noms qui auraient parlés aux fans sans vouloir caser une référence au futur du personnage avec la subtilité d’un éléphant dans un jeu de quilles. Prenons deux exemples issus du même épisode, « The Mask ». D’un côté, l’enquête de Gordon le met sur la route d’un personnage nommé Richard Sionis. Un nom que les connaisseurs associeront au vilain Black Mask. Et le personnage que rencontre Gordon se dissimule le visage derrière un masque noir. De l’autre côté, Bruce est tourmenté par un camarade de classe qu’il finit par combattre. Un camarade qui se nomme Thomas Elliot, de nouveau un nom connu pour les fans (c’est le futur méchant Hush) mais pour lequel il ne sera fait aucune référence à son futur personnage. Ironiquement, il s’agit là du seul personnage à avoir une place légitime dans le contexte de la série.

Bruce, ce boulet

De mon point de vue, la présence de Bruce Wayne représente l’une des principales erreurs de Gotham. Je vois deux raisons pour lesquelles la série aurait dû se faire sans lui. La première et la plus évidente est qu’elle permet de situer la période où se déroule l’action par rapport à Batman. En nous montrant Bruce juste après la mort de ses parents, nous savons qu’il reste une quinzaine d’année avant l’apparition de Batman et c’est cette (relative) précision temporelle qui pose un problème. La montée en puissance de personnages comme le Pingouin en devient trop rapide tout comme on sent que la relation entre Bruce et Gordon arrive beaucoup trop tôt.

L’autre soucis, c’est qu’il est difficile de faire une intrigue intéressante autour du personnage de Bruce. On pourrait illustrer ce problème en parlant de la relation entre Bruce et Selina. C’était un piège dans lequel les scénaristes ont sautés à pieds joints, faute d’avoir de vraies alternatives. Je garde un peu d’espoir pour la saison prochaine avec les découvertes par Bruce des secrets de son père et, peut-être, une intrigue autour de la Cour des Hiboux. Car je pense qu’il serait plus intéressant de découvrir le passé de Thomas Wayne plutôt que le futur de Bruce.

Conclusion

Gotham est finalement une série avec laquelle j’ai une relation délicate. C’est à la fois une série que j’apprécie pour certains de ses personnages et une série que je déteste pour ses travers. Par bien des points, Gotham me rappelle la première saison d’Agents of SHIELD (et voilà, vous comprenez le titre maintenant) qui, elle aussi, été étouffée par une mythologie trop présente dans la série et qui n’a finalement décollée que lorsqu’elle a réussi à s’en affranchir. C’est tout le mal que je souhaite à Gotham.

Une réflexion sur “Gotham s1, Gordon Origins

  1. Pingback: Person of Interest s4, bug in the Machine | 60secondes

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