Il y a une lointaine époque où j’étais un grand fan des FPS ultra-bourrin. Puis la mode des jeux à la Call of Duty a débuté et mon plaisir devant les FPS a chuté. Aujourd’hui, c’est un genre dans lequel je n’aime plus guère que les jeux misant sur leurs ambiances. Et puis, il y a Bulletstorm.

Je ne veux pas d’un scénario

Bulletstorm nous place dans les boots de Grayson Hunt, recalé au casting de Gears of War et devenu mercenaire à la solde d’un confédération galactique de jeu vidéo. Son équipe et lui se font bien entendu doubler par leur commanditaire avec lequel ils vont se retrouver coincés sur une planète pas franchement hospitalière aux habitants plutôt agressifs. Bon, honnêtement le scénario, on n’est pas vraiment là pour ça. Ce qui tombe assez bien puisqu’il est plutôt mauvais et les personnages plutôt dépourvus de charisme.

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Bulletstorm ou l’art de la démesure

Avoir du style, c’est important

Si Bulletstorm se différencie de ses petits copains FPS ultra-scripté, c’est parce qu’il a choisi la carte d’un gameplay complètement fou. Dans ce jeu, il est moins important de faire du frag que de le faire avec style, en utilisant ce que les développeurs de People Can Fly ont appelé des skillshots. Le principe est simple : les morts de vos adversaires vous rapportent des points que vous utiliserez pour acheter des améliorations pour vos armes ou des munitions.

Et le jeu se montre particulièrement riche en possibilités de marquer des points. Très vite, Grayson se trouvera équipé d’un lasso permettant d’attirer un ennemi avant de lui coller son pieds dans la face pour le réexpédier dans l’autre sens et le faire exploser en vol d’un coup de shotgun, en profitant du bullet-time que l’action déclenche. Ou le planter sur un rocher. Ou sur un cactus. Ou sur une plante carnivore. Ou lui faire traverser un arc électrique. Bref, les moyens de tuer son prochain avec style sont légions et le jeu vous encourage à varier les plaisirs en diminuant les gains de points lorsque vous utilisez trop souvent la même méthode.

Le début du jeu offre également quelques moments où le sérieux est au abonné absent, comme la course poursuite avec une roue d’un barrage hydroélectrique ou des combats impliquant des dinosaures mécaniques dans un parc d’attraction. Hélas le jeu tombe assez vite dans les clichés scénaristiques et finit par perdre totalement ce côté délirant.

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Un vrai boss, sans QTE. C’est le seul.

La théorie du chaos

On le vois donc, ce jeu est un bon gros bordel qui défoule et qui n’hésite pas à partir dans le n’importe quoi. Malheureusement, on sent que le délire se heurte aux normes des FPS modernes. Le jeu est ainsi trop scripté, trop bavard et surtout trop léger en affrontements contre un nombre important d’ennemis. On se retrouve donc devant un jeu indéniablement défoulant mais donc on aura l’impression qu’il ne va pas au bout de son délire.


7/10


J’ai aimé

  • Ca défoule
  • Le principe des skillshots
  • Quelques passages bien sympas

Je n’ai pas aimé

  • Devoir modifier le jeu pour se débarrasser de GFWL
  • Répétitif
  • Encore un jeu où le héros ne peut pas sauter