Les mercredis cinéma #7 : The Revenant

Un cinéma de ma ville a pris depuis quelques années la chouette initiative de (re)proposer les grands films primés aux Oscars en VOST. L’occasion était trop belle pour ne pas en profiter pour aller voir le film qui a enfin donné un Oscar à Leo DiCaprio. Ce mercredi, on parle donc de The Revenant.

The Revenant

De belles images suffisent-elles à faire un bon film ? Voilà la pensée qui m’est venue à l’esprit après la vision du nouveau film d’Alejandro González Inárritu. Car la première chose que je retiens du film, c’est sa qualité technique. Le film est une ode à la beauté mais aussi à la sauvagerie de la nature et le choix de tourner le film en lumière naturelle malgré les contraintes se ressent. On retrouve de nombreux plans à couper le souffle, tant en terme de cadrage qu’en terme de photographie.

Même topo du côté de la direction d’acteur. Si l’histoire et les personnages sont assez simples, il fallait encore donner corps à ce personnage qui allait devoir survivre à cet enfer blanc et à celui qui allait être la cible de sa volonté de revenir. DiCaprio mérite son Oscar pour l’interprétation du premier et c’est un Tom Hardy méconnaissable (je l’ai pris pour Christian Bale pendant une partie du film pour tout vous dire) qui assure le rôle du second.

Pourtant si The Revenant est une très belle expérience sensorielle (l’expression n’est pas de moi, mais je la trouve fort juste), il souffre également d’un problème que je retrouve dans d’autres films qui excellent sur la forme : c’est moins convainquant sur le fond. Je l’ai dit, l’histoire est simple et ce n’est pas spécialement gênant, une histoire de survie se suffisait à elle-même. Le problème, c’est que j’ai plusieurs fois eu l’impression de voir le récit être parasité par un côté mystique au travers des rêves/hallucinations du personnage de Glass qui viennent encore ralentir un film au rythme déjà fort lent.

Bref, un film à voir en sachant à quoi s’attendre, si possible à l’écart d’une personne qui va noyer son ennui dans sa boite de popcorn. Oui, c’est du vécu.

Une réflexion sur “Les mercredis cinéma #7 : The Revenant

  1. Ma déception de l’année 2016, ce truc. Alors oui, c’est beau mais qu’est-ce c’est long… Et puis bon, la performance d’acteur de Leo, je trouve qu’on la surestime carrément. Il était, à mes yeux bien entendu, bien meilleur dans le déjanté « The Wolf of Wall Street » qui lui permettait de jouer une palette d’expressions et d’émotions plus large que « j’ai mal », « j’ai froid », « j’ai faim » et puis desfois « j’ai peur un peu » et « OULALA JE SUIS VENERE ». Tout ça entre deux filets de bave, sur deux heures, c’est un brin répétitif.

    Cela dit, je m’attendais à un film d’action nerveux, furieux et tendu (la faute aux bandes-annonces)(publicité mensongère) alors ceci explique peut-être cela. J’ai trouvé Tom Hardy bien plus convaincant niveau « performance d’acteur » (si cette expression a jamais eu un sens), étant donné qu’il joue un mec mi-ordure, mi-petite fiotte, qu’on déteste parce qu’on comprend ses motivations sans pour autant les excuser non plus. Alors que bon, Leonardo/Hugh Glass, l’ange déchu qui effectue sa renaissance en plein blizzard pour comprendre en deux minutes trente à la fin du film que « han mais la vengeance, c’est mal en fait », c’est juste une grosse blague.

    Voilà.

    Merci Alejandro, mais non merci en fait.

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