Il y a des développeurs que l’on ne connait pas alors qu’on connait leur série phare. Si je vous dis Haemimont Games par exemple ? Par contre, si je vous parle de la série Tropico, vous devriez reconnaitre. Le jeu dont nous allons parler cette semaine semble contenir toute la volonté de nos amis bulgares de sortir un peu du simulateur de dictature. Place au cassage de monstres avec Victor Vran.

Vran Helsing

Ne cherchez pas une once d’originalité dans le scénario de Victor Vran. Que ce soit le nom ou le look du bonhomme, on pensera immédiatement à Van Helsing et le jeu ne va même pas chercher à faire semblant d’être autre chose. Bref. Victor Vran nous emmène dans la ville de Zagoravia où a disparu l’un de ses amis. La ville et sa région sont en proie à une invasion de monstres que VV va devoir massacrer, car Victor est un chasseur de monstres. Mais contrairement à Van Helsing et son fantôme, Victor Vran a une voix qui lui parle régulièrement (et dont les commentaires sont souvent drôles) dont l’identité ne sera pas un grand mystère très longtemps.

2016-01-03_00001
Tous les dialogues se passeront via ce genre d’écran

Victor Vlan

Victor Vran s’annonce comme un action-rpg mais ce il faut un peu nuancer. Le jeu est en réalité bien plus proche d’un jeu d’action, tant dans ses mécaniques que dans ses possibilités de mouvements. Notre héros peut ainsi sauter (et prendre appui sur un mur) pour atteindre des zones cachées et possède une esquive sous la forme d’une roulade. Mais le jeu se montre beaucoup plus limité lorsqu’on aborde la personnalisation.

En effet, Victor Vran choisit une voie paresseuse lorsqu’il s’agit de gérer son personnage. Pas de choix de classe au programme par exemple, c’est votre choix d’armes qui déterminera les compétences que vous utiliserez. Chacune possèdera trois compétences définies qui n’évolueront pas d’un bout à l’autre du jeu. On touche déjà au principal défaut du jeu : il est rapidement répétitif. La faute à un choix d’armes restreint (8 types d’armes au total) auquel il manque de vraies différences de gameplay (comme la subtilité du lightning-gun, par exemple).

Pour le reste, la customisation dans Victor Vran passera par le choix de deux pouvoirs démoniaques qui, de nouveau, manquent de variété et par la création d’un deck de cartes de destinée donnant des passifs au joueur. Ces cartes existent en trois déclinaisons (normale, d’enfer ou divine, les deux dernières possédant un pouvoir spécial supplémentaire) et représentent en fait le seul élément que l’on modifiera régulièrement pour s’adapter à ce qui se trouve sur notre chemin. Tout le loot existe bien sûr en plusieurs qualités, mais sans la variété (ni le nombre) d’un hack&slash, malheureusement.

20160316010043_1
Les squelettes qui dansent le Gangnam Style. L’humour reste présent.

Du bon, aussi

A côté de ces aspects trop basiques, on trouve quelques bonnes idées dans Victor Vran. A commencer par les ennemis qui ne se contentent pas d’être des victimes toutes désignées. La plupart possède des capacités particulières plus ou moins gênantes, et on ne prendra pas à la légère un groupe d’ennemis accompagnant un champion ou un boss.

Et pour rendre le jeu un peu plus compliqué, les développeurs ont imaginé un système de maléfices, que l’on débloque assez tôt dans le jeu. Le principe est simple, chaque zone du jeu vous permet d’activer ou non un certain nombre de maléfices qui bufferont les ennemis de la zone. On peut ainsi augmenter la vitesse d’attaque des mobs, augmenter leurs dégâts, leur donner une régénération de vie, etc. Chaque maléfice que vous activerez augmente l’expérience que vous gagnerez ainsi que les chances de trouver des objets.

Autre bonne idée du jeu, chaque zone possède un certain nombre de défis que le joueur pourra choisir d’accomplir. On retrouve ici des objectifs comme tuer un certain nombre d’ennemis sans subir de dégâts, en éliminer un certain nombre dans un temps limité ou encore éliminer tel ennemi avec telle arme. C’est varié et finalement moins monotone que les quêtes bidons auxquelles les jeux du genre nous habituent.

20160331063301_1
Le système de défis et les maléfices

Faut conclure maintenant

Je m’aperçois que j’ai écrit un texte assez long. Il faut dire que Victor Vran m’a constamment donné l’impression d’avoir le cul entre deux chaises. Trop basique pour être un jeu d’action vraiment prenant, trop limité pour jouer la carte du hack&slash, on a parfois l’impression d’être devant le genre de jeu dont on fait le tour en 2-3 heures. Plutôt le genre de jeu que l’on se gardera sous le coude pour faire une session à l’occasion, histoire de se défouler d’une journée difficile.


6/10


J’ai aimé

  • Un humour bien présent tant chez les ennemis que dans les commentaires de la voix qu’entend Victor
  • De la difficulté pour tous les goûts grâce aux maléfices
  • De bonnes idées ici et là

Je n’ai pas aimé

  • Un inventaire atroce au pad
  • Trop limité dans ses possibilités