Suite et fin de mon modeste avis sur Pillars of Eternity avec un retour sur les deux DLC composant l’extension The White March. Une extension qui nous rappellera beaucoup Icewind Dale, y compris dans ses défauts.

Tombe la neige…

J’ai honte du titre de ce paragraphe. Bref. Dans The White March, nous sommes appelé à l’aide du village de Stalwart, tout là bas au nord, dans les Marches Blanches du titre. Celui-ci périclite, entre son économie qui s’effondre et des voisins ogres un peu trop bruyants. Alors, la maire locale fait appel à des mercenaires pour calmer les ogres et remettre en état la mythique Forge Blanche. Celle-ci était occupée par des nains fidèles au Dieu Abydon qui ont mystérieusement disparus. Mais ça, ce sera pour la deuxième partie dont je ne vais pas évoquer le scénario.

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L’abus de champignons, c’est mal

Caprice des Dieux, caprice à deux

Contrairement à une extension classique, The White March a été conçu pour être joué pendant le déroulement de l’histoire du jeu de base, auquel elle ajoute d’ailleurs une petite quête concernant Caed Nua. On peut ainsi distinguer trois parties jouables. Le premier DLC est jouable vers le niveau 7 (dès que vous aurez terminé le temple de Woedica), le second devra être fait avant de partir pour l’Ile des Sépultures et la fin de l’acte 3. La dernière partie est un donjon indépendant mais clairement destiné à éprouver des joueurs de haut niveau. Visez un groupe de niveau 15-16 minimum.

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Thème du jour : les combats dans des lieux étroits

Des trucs en plus

Évidement, qui dit extension dit aussi ajout de contenus divers. The White March propose ainsi trois nouveaux compagnons appartenant aux classes absentes du jeu de base. Hélas, on retrouve chez ces compagnons les mêmes défauts que chez ceux d’origine, soit une qualité très variable dans la quête personnelle qui les accompagne. Dommage pour ceux qui espéraient un approfondissement des plus courtes d’entre elles. Dès lors, la nouveauté la plus marquantes de ces DLC sera l’ajout des artefacts. Ces armes seront liées à l’âme de l’utilisateur et gagneront en pouvoirs au fil de l’accomplissement d’une série de tâches. On ajoutera encore que l’extension ne fait bien sûr pas l’impasse sur son lot de nouveaux sorts et compétences.

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Un exemple d’artefact en cours d’amélioration

Ca vaut le coup ?

En fait, le principal reproche que je pourrais formuler contre The White March vient de la manière dont les DLC s’intègrent à la campagne de base. La montée en niveau et surtout la qualité du matériel disponible dans les DLC va énormément simplifier la dernière partie du jeu de base. Bien sûr, vous pouvez vous forcer à ne pas entamer la visite dans la Marche Blanche avant la fin de l’acte 3, mais il sera alors peu probable que vous puissiez profiter pleinement de tous les artefacts. Reste qu’avec ses airs d’Icewind Dale que l’on retrouve jusque dans un scénario qui met fortement l’accent sur les combats, cette visite dans le nord apporte une bouffée d’air frais à Pillars of Eternity. Une bonne raison de prolonger un peu plus l’aventure donc.