Splinter Cell Blacklist, la rédemption ?

Bonjour Monsieur Fisher. Votre mission, si vous l’acceptez, sera de faire oublier aux joueurs votre précédente aventure et relancer votre franchise. Bien entendu, si vous étiez décevant pendant cette mission, Ubisoft niera avoir connaissance de vos activités. Cet avis s’autodétruira dans 60 secondes. Bienvenue dans Splinter Cell Blacklist.

Fisher, Sam (n°6)

J’ai toujours été un grand fan de la franchise Splinter Cell, bien plus que des Metal Gear. Chaos Theory reste mon épisode préféré et est probablement le dernier vrai bon SC. Du coup, je n’imaginais pas la déception qui m’attendait lorsqu’en 2010, Ubisoft décidait de donner un coup de jeune à sa franchise avec Conviction. Pas que Conviction soit un mauvais jeu en tant que tel, mais c’était par contre un très mauvais Splinter Cell. Blacklist avait donc la pression et devait ramener les fans de la licence sans perdre les nouveaux joueurs attiré par le gameplay action du précédent.

L’autre Blacklist

Le scénario de ce nouvel épisode débute à Guam où Fisher, tel un John McClane sans marcel, assiste à l’attaque de la base militaire locale par des terroristes. Les Ingénieurs, comme ils aiment se faire appeler, lancent un ultimatum : une attaque de grande ampleur sur le sol américain chaque semaine tant que les troupes américains disséminées un peu partout dans le monde ne seront pas rapatriées. Pas de bol, l’attaque de Guam blesse un ami de Fisher qui reprend donc du service dans la nouvelle unité Echelon avec pour mission d’arrêter la Blacklist et les Ingénieurs. Tout un programme, et pas de temps à perdre.

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Là où le jeu commence

Changement d’échelon

Comme je l’ai écris plus haut, le défi de Blacklist consistait à trouver un équilibre plus convainquant entre l’action et l’infiltration. Si on ne retrouve malheureusement pas dans cet épisode les sensations d’un Chaos Theory, on peut tout de même constater qu’Ubisoft a mis de l’eau dans son vin en proposant trois styles pour le jeu. Le premier, Assaut, est dédié à ceux qui se sont trompés de jeu puisqu’il récompense les actions de combat. Le deuxième, Panthère, est ce qui ressemble le plus à un compromis entre la furtivité et le style de Conviction. Et enfin, on découvre un style de jeu appelé Fantôme qui récompensera les actions furtives non létales. Chacune de ses approches a ses propres équipements, armes et gadgets et rapporteront plus ou moins d’argent au terme des missions. Car oui, il vous faudra maintenant veiller aux finances de l’équipe pour acheter le matériel et améliorer l’avion qui vous sert de QG.

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Un peu de gestion, l’inconvénient d’être le boss

Je ne suis pas trop vieux pour ces conneries

En terme de gameplay pur, on est par contre dans la lignée de Conviction, mark&execute compris. Sam a bien abandonné l’idée de faire le grand écart entre deux murs et préfère maintenant se coller au mobilier comme un personnage de TPS. Reste que si Fisher est moins gymnaste qu’avant, il n’est pas moins agile et on appréciera la fluidité de déplacement qui lui est offerte. On appréciera par contre un peu moins de voir certaines actions contextuelles se prendre les pieds dans le trop grand nombres de possibilités. J’ai arrêté de compter le nombre de fois où j’ai ramassé une arme plutôt qu’un corps situé juste à côté.

Toujours au registre des trucs qui gâchent un peu la fête, on retrouve l’IA. Parfois capable de s’inquiéter d’une porte ouverte ou de la disparition d’un collègue mais aussi capable d’avoir un comportement très aléatoire lorsque Sam l’attire dans un piège. Ou de ne pas trouver étrange de voir les ampoules d’une pièce tomber en panne les unes après les autres.

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Infiltration, qu’ils disaient…

Du contenu, seul ou à plusieurs

En terme de durée de vie, ce nouveau Splinter Cell remplit correctement ses objectifs. A la campagne solo d’une douzaine de missions s’ajoutent des missions secondaires mettant l’accent sur un style de jeu particulier, même si l’espèce de mode Horde dédié au style Assaut fait un peu tâche. On retrouve dans ces missions secondaires des objectifs comme éliminer chaque garde d’une zone ou des objectifs d’infiltration où la moindre alerte mettra fin à la mission. Ces missions sont jouables pendant la campagne et peuvent se faire seul ou en coop. Quand au multi, il voit le retour du très bon mode Espions vs Mercenaires.

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Le retour de Sam les bons tuyaux

Et tout ça sans James Spader

Je dois l’avouer, Blacklist m’a réconcilié avec la série. Si Chaos Theory reste une référence qu’on ne reverra probablement pas égalée, ce nouvel épisode a au moins réussi à atteindre un semblant d’équilibre qui me convient. Bien sûr, le jeu n’est pas parfait, et on regrettera qu’Ubisoft n’ait pas pu s’empêcher de mettre des séquences d’actions dans les missions¹ mais on passe un bon moment sur le jeu. Certains reboots récents de série d’infiltration n’ont pas eu cette chance (Thief, totalement au hasard).


8/10


J’ai aimé

  • Un compromis infiltration/action correct
  • Des environnements plus ouverts
  • Un contenu conséquent
  • Grand choix d’équipements disponibles
  • La mission à Guantánamo

Je n’ai pas aimé

  • Des séquences d’action sans finesses dans les missions
  • Michael Ironside ne double plus Sam en VO
  • L’absence de sauvegarde dans les missions secondaires

¹La mission « Dépôt ferroviaire » est un exemple type : on alterne durant cette mission entre Fisher, en vue TPS et avec le gameplay classique, et Briggs, le petit nouveau en vue FPS qui ne peut ni se mettre à couvert ni utiliser les lunettes traditionnelles de la série. Et Splinter Cell en mode FPS, c’est vraiment pas top.

3 réflexions sur “Splinter Cell Blacklist, la rédemption ?

  1. Tout comme toi Chaos Theory était mon épisode favori, jusqu’à ce que je joue à Blacklist qui l’a détrôné haut la main. J’ai eu un énorme coup de cœur pour cet opus qui parvient brillamment à s’adapter à tous les styles de jeu et qui se révèle très peu contraignant à ce sujet puisqu’il s’adapte, contrairement aux précédents opus. J’ai adoré le fait que le jeu soit plus fluide, qu’il nous laisse la jouer infiltration si on le souhaite mais que si jamais on a le malheur de se rater, il ne nous force pas à recommencer la séquence et s’adapte en conséquence. Ça apporte une touche de réalisme et puis ça permet de varier ses styles de jeu selon ses humeurs, même si pour ma part j’ai davantage tendance à miser sur l’infiltration que sur le bourrin. Mais je dois avouer que parfois foncer dans le tas ça fait du bien. J’espère retrouver le même équilibre dans le prochain opus, en espérant qu’il soit annoncé au cours de l’année 2018 parce que l’absence de Sam Fisher commence à être bien longue mine de rien !

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