Les mercredis cinéma #10 : Gods of Egypt

Il y a des films dont la bande annonce vous inspire la plus grande méfiance. Dans le cas du film de cette semaine, on était même fort proche du nanard. Alors, désastre annoncé ou film qui a manqué sa promo ? Cette semaine, on parle de Gods of Egypt.

Gods of Egypt

Le film nous propose de suivre les aventures d’un jeune voleur qui, pour sauver la femme qu’il aime, s’associe au dieu Horus pour combattre son oncle Seth qui a pris le pouvoir en Egypte en tuant Osiris, père d’Horus. Le dieu et l’humain entame donc un long voyage pour retrouver l’oeil manquant d’Horus et éteindre le feu du désert. Cherchez pas, c’est ce qu’on appelle un scénario prétexte. Et sur la première partie du film, ça fonctionne plus ou moins correctement, et on se remet tranquillement des moments un peu wtf du début du film.

C’est dans la seconde partie que le film part en vrille, mettant à l’index le côté buddy-movie de la première partie pour partir dans une trop grande utilisation d’effets spéciaux pas forcément réussis. Alex Proyas, qui a réalisé le film, est un réalisateur dont le début de carrière était assez prometteur grâce à deux films : The Crow et Dark City. Il s’est depuis perdu en route et est devenu fort rare sur grand écran, puisque 7 ans se sont écoulés depuis le déjà très moyen Prédictions avec Nick Cage. Visiblement, cette longue attente l’a frustré au point de vouloir en faire des tonnes dans les effets visuels.

Les plaies d’Egypte

On pourrait dresser un parallèle entre ce Gods of Egypt et Immortals, autre film faisant n’importe quoi avec une mythologie, grecque celle-là. Mélanger déités et humains dans un film semble être un exercice délicat qu’Alex Proyas ne réussit qu’à moitié. Si l’idée de jouer sur la taille des personnages pour représenter les dieux fonctionne lorsqu’ils sont sous une apparence humaine, que dire de la représentation « classique » que l’on dirait toute droit échappée d’un épisode de Stargate ?

On retrouve cette dichotomie dans l’écriture des personnages. Si le duo Bek/Horus se développe sans surprise, si le méchant est méchant parce qu’il est comme ça, les rôles féminins sont là pour la plastique (et à ce jeu Elodie Young gagne en déesse de l’amour) et le sommet du ridicule est sans doute atteint avec le personnage de Toth dont la recherche du savoir le pousse à discuter d’une salade en fronçant les sourcils.

Bref, si on évite le désastre que la bande annonce faisait craindre, Gods of Egypt ne devient pas non plus un bon film. C’est un film juste moyen qu’on regardera peut-être entre potes et avec quelques bouteilles de bière.

 

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