Infinifactory, Zach Barth remet ça

« Qui ? » vous demandez vous sûrement à la lecture du titre. Zach Barth est le gars derrière un véritable ovni vidéoludique sur lequel j’ai pourtant passer des dizaines d’heures : Spacechem. Aujourd’hui, Zach Barth est de retour avec un nouveau jeu peut-être un peu moins obscur mais toujours aussi orienté maux de tête. Cette semaine, je vais vous parler d’Infinifactory.

Même concept, autre résultat

Lorsqu’on débute dans le jeu, on a l’impression de voir un Spacechem en plus abordable. Infinifactory reprend la mécanique de base de ce dernier : vous devez concevoir des chaines de montages qui vous permettront d’assembler, de modifier et finalement de conduire divers cubes d’un point A à un point B. Pour y arriver, le jeu vous fournit divers « blocs » que vous pouvez poser où vous le voulez et qui auront des fonctions diverses. On trouvera des blocs permettant simplement de diriger un cube mais aussi d’autres permettant de faire de « pousser » un cube ailleurs lorsqu’un bloc passe devant un détecteur.

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Vos nouveaux patrons…

Une dimension qui change tout

La principale modification apportée par Infinifactory repose sur l’ajout de la 3D. A priori, la vue FPS rend le jeu plus facile à prendre en main, le clic gauche pose un bloc, le clic droit le supprime. Toutefois, elle ajoute également une contrainte supplémentaire puisqu’il faut gérer les collisions entre les cubes qui circulent et les blocs que vous posez. Certains blocs (celui qui permet la rotation d’un cube par exemple) sont extrêmement tatillons dans le positionnement de leurs voisins, ce qui a tendance à les rendre pénibles à utiliser. Et il ne faudra pas oublier qu’un bloc ne tient pas en l’air tout seul et qu’il lui faut un contact quelconque avec un objet fixe sous peine de voir votre construction se démembrer sous vos yeux.

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Vous avez dit « obscur » ?

Où sont les aspirines ?

Vous l’avez compris, Infinifactory est un jeu qui aime véritablement vous casser la tête. Et vous mettre un peu la honte car, comme pour Spacechem, votre solution sera évaluée selon plusieurs critères (nombres de blocs utilisés, nombres de cycles et le très obscur nombre de footprints) et comparée à celle des autres joueurs. Toujours sympa, d’autant que le jeu permet cette fois de stocker plusieurs solutions à une même énigme dans différents emplacements. Ceci dit, si Infinifactory est un casse-tête solide, il souffre également de quelques défauts plutôt gênants.

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Mission accomplie !

Le principal concerne sans nul doute le manque de lisibilité de notre espace de jeu. En effet, on sera assez rapidement confronté à des problèmes qui demanderont de travailler avec des solutions composées de plusieurs étages. Et si le personnage que l’on incarne peut voler ou s’accroupir, il n’est pas toujours évident de placer correctement un bloc au milieu d’un design un peu complexe.

J’ai ainsi assez vite regretté de ne pas avoir la possibilité d’afficher mon essai en fil de fer pour avoir une meilleur visibilité sur les éventuels points bloquants. Dans le même ordre d’idée, s’il est possible de mettre l’exécution de sa solution en pause pour observer un peu les choses (et vous allez le faire souvent), on regrette que le jeu ne permette pas de revenir en arrière pour voir comment vous vous êtes retrouver dans une situation bloquante.

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On peut pauser une exécution mais pas revenir en arrière

SpaceCube

Ceci dit, aucun doute que les fans de SpaceChem trouveront leur compte dans ce Infinifactory. Pour les nouveaux par contre, sachez où vous tombez. Ce jeu n’est pas facile, vous demandera beaucoup d’essais et d’erreurs qui vous conduiront à découvrir de nouvelles astuces pour progresser. Pire, il a même tendance à ne pas vous donner immédiatement certains outils utiles pour simplifier une énigme. Pas sûr donc que le jeu se destine à tout le monde.


6/10


J’ai aimé

  • Un jeu qui met vos méninges à contribution
  • Plus facile à prendre en main que SpaceChem

Je n’ai pas aimé

  • Zach Barth est toujours fâché avec les tutoriaux
  • Le manque de lisibilité du jeu
  • Quelques plantages bien chiants

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