Les mercredis cinéma #15 : spécial DTV

Mes vacances sont bien terminées et bien que ces trois semaines aient été bien remplies en films, je n’ai parlé que de Midnight Special sur le blog. Ce billet va lui s’intéresser à trois films qui ne sont pas sortis en salles.

Shisha no teikoku

Ou Empire of Corpses en anglais. Comme son nom l’indique un peu, il s’agit d’un long métrage d’animation japonais mélangeant SF et littérature plus classique. L’histoire se déroule en 1878, l’humanité a découvert le moyen de créer des nécromates, des cadavres animés par un esprit artificiel. Ceux ci sont utilisés pour toutes les tâches, de simple secrétaire à soldats. Le film suit le Dr John Watson qui, parce qu’il a ramené le cadavre de son ami Friday à la vie sans autorisation, est envoyé par le gouvernement anglais sur les traces du journal du Dr Frankenstein, le seul à avoir jamais créer un nécromate doté d’une âme.

La première partie du film est de loin la plus intéressante, lorsqu’il s’interroge sur la nature de l’âme et illustre l’absurdité des guerres dans le contexte du film. Et surtout lorsqu’il pose la question « jusqu’où êtes vous prêt à aller pour apprendre la vérité ». Puis le film dérape quand la créature de Frankenstein fait son apparition et que le plan de l’employeur de Watson est révélé qui nous conduit vers un final grotesque. Et ce n’est pas le clin d’œil de la scène post-générique qui sauvera l’ensemble.

The Killing Joke

Les adaptations en anime des grands classiques de Batman se succèdent ces dernières années, comme en témoignent les adaptations de Year One et de The Dark Knight Returns. Avec The Killing Joke, c’est une perle d’Alan Moore qui est porté à l’écran, avec quelques soucis.

Le premier, c’est que The Killing Joke est une histoire relativement courte et qu’en tirer un film de plus d’une heure ne pouvait se faire qu’avec des ajouts. C’est donc assez logiquement que le début du film est basé sur Barbara Gordon/Batgirl et sa relation avec Batman (dont une scène qui fait hurler les puristes). Puis arrive l’adaptation stricte du comics, soit la lutte entre Batman tentant une dernière fois de faire la paix avec le Joker et ce dernier tentant de montrer que tout le monde peut devenir fou en s’attaquant au commissaire Gordon. Et c’est là que se situe le second problème. De part l’ajout de cette première partie, le film perd son côté Origin Story du Joker, en le faisant apparaitre assez tard. Les flashbacks sur ses origines s’en retrouvent un peu dilués. Reste toujours l’interprétation de Mark Hamill, qui sera pour le reste de ses jours la voix du Joker bien plus que Luke Skywalker à mes yeux.

J’ai également lu pas mal de critiques sur la scène post-générique, beaucoup lui reprochant d’atténuer l’aspect pessimiste de la fin du comics. Pour ma part, j’y vois plutôt une confirmation de l’échec de la théorie du Joker qui n’a brisé ni Gordon, ni Barbara, accentuant encore un peu plus l’aspect hors norme de Batman.

Time Lapse

La bonne surprise c’est celui-ci. L’idée de départ du film est très bonne : trois colocs découvrent dans la maison d’en face une machine prenant des photos de leur salon. Mais les photos montrent le jour suivant.

Notre trio va vite décider d’en tirer parti, l’un en pariant sur des courses de chiens, un autre en réalisant les tableaux qu’il voit sur les photos. Puis en abandonnant leurs libres arbitres pour réaliser ce qu’ils voient sur les photos, dans la crainte de modifier le futur. Et les conflits vont forcément arriver parce que deux hommes et une femme dans une même pièce, c’est deux personnes de trop.

On se laisse facilement prendre par l’engrenage qui se met en place et par l’ambiance de plus en plus lourde de ce semi huis clos et on passe un bon moment.

3 réflexions sur “Les mercredis cinéma #15 : spécial DTV

  1. Ravi de voir que tu as apprécié The Killing Joke ! 😉 Ce film d’animation est une vraie perle comme tu dis. Sam Liu a vraiment assuré.

    Autrement, juste pour me donner un air intellectuel (lol), cette exploration des origines du Joker a toujours été très importante et a servi de point d’ancrage dans les différentes réadaptations du comics. Tim Burton, Christopher Nolan, ils se sont tous servis de l’influence de The Killing Joke pour construire leur univers !

    Aimé par 1 personne

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