Shadow of Mordor, un peu de tout en Terre du Milieu

L’article d’aujourd’hui va beaucoup parler d’inspiration. Pas de la mienne, mais de celle d’un développeur qui a essayé de mixer les qualités de deux franchises connues pour donner un bon jeu d’action dans l’univers du Seigneur des Anneaux. Cette semaine, nous allons donc parler de Shadow of Mordor.

Assassin’s Creed : Mordor

Le moins que l’on puisse écrire lorsqu’on parle de Shadow of Mordor, c’est qu’il s’inspire de la série Assassin’s Creed. Talion, notre héros, était un rôdeur du Gondor en poste à la Porte Noire lorsque lui et sa famille sont massacrés par la Main de Sauron lors d’un rituel destiné à invoquer un spectre mystérieux. Manque de bol, le spectre préfère fusionner avec Talion, lui sauvant la vie (ou la mort, selon le point de vue). Ensemble, spectre et rôdeur partent en quête de vengeance contre tout ce qui a de près ou de loin l’air d’un orc.

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Batman : Mordor City

Si le jeu rappelle beaucoup Assassin’s Creed dans son déroulement, ses combats semblent eux s’être inspirés des Batman Arkham de Rocksteady. On retrouve les principes de combat, les scores de combos pour déclencher des coups spéciaux, ou encore les finishs au sol. Même les ennemis sonnent comme ceux de Batou. Ceci dit, le résultat est bien dynamique et assez agréable à jouer, surtout avec les compétences avancées de l’arc. Bien sûr, le système n’est pas exempt de défaut. Le repop m’a souvent paru trop rapide et le moindre combat contre un capitaine dans une forteresse peut vite devenir pénible lorsque les renforts arrivent sans cesse, donnant l’impression de combattre la moitié de Mordor sur 10m². De plus, les capitaines étant créés aléatoirement avec des points forts et points faibles, on se retrouve parfois avec des horreurs insensibles à presque tout, dotés d’une régénération accélérée et accompagné d’une horde de sympathisants. Cas vécu mais heureusement très rare.

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Et la tête, alouette !

La loi du Talion

Mais Shadow of Mordor ne se contente pas de reprendre ce qui se fait ailleurs et tente d’avoir un petit truc en plus avec le système de Némésis. Celui-ci pourrait être résumé par « l’absence de subtilité du commandement chez les orcs ». L’armée de Sauron est contrôlée par des capitaines qui cherchent tous à monter dans la hiérarchie en gagnant du pouvoir. Qu’ils peuvent obtenir en s’entretuant ou en tuant Talion lui-même. Si ce principe reste très anecdotique dans la première partie du jeu, il prend tout son sens dans la seconde lorsqu’on récupère le pouvoir de prendre le contrôle de nos amis à peau verte. On peut donc orienter l’évolution de l’armée en envoyant les capitaines s’entre-tuer ou en faisant d’un de nos partisans un chef de guerre, à l’aide d’une petite rébellion « assistée » par Talion.

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L’armée de Sauron, avec en bleu ceux que vous contrôlez

Question de rythme

Si SoM repompe les qualités d’autres licences, il ne parvient pas non plus à éviter leurs défauts. Que ce soit en trucs à récolter, tours à grimper ou missions bidons à effectuer, la carte est bien remplie mais on sent un côté artificiel dans ce remplissage. De manière plus générale, j’ai trouvé la première zone du jeu assez quelconque là où la seconde devient fun. J’y vois principalement deux raisons : les déplacements et l’arrivée trop tardives des principes de gameplay originaux, comme le contrôle mental. Le Mordor est, assez logiquement, remplis d’ennemis qui veulent votre mort. Là où un Arkham City par exemple rendait les déplacements en milieu hostile supportables grâce au grappin et au vol, SoM nous cloue au sol et attend trop longtemps pour nous donner la possibilité de chevaucher simplement les bêtes sauvages de la carte.

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La seconde zone du jeu est moins chiante à parcourir à pieds

Un bon jeu LotR

Malgré ces quelques défauts et une fois les premières heures passées, on se retrouve devant un jeu plutôt plaisant. On trucide de l’orc par paquet de 10 et on le fait avec style tant les chorégraphies de combat et surtout les finish sont bien sanglants et variés. On terminera toutefois le jeu par une petite déception tant la fin semble en peu bâclée en réduisant le combat final à une succession de QTE. Mais au final, Shadow of Mordor s’ajoute à la liste des adaptations LotR de qualité, et c’est déjà pas mal.


7/10


J’ai aimé

  • Massacrer des orcs à grande échelle avec style
  • Le système de Némésis et ses possibilités
  • Le système de combat qui ne manque pas de punch

Je n’ai pas aimé

  • Un boss final en QTE, après tout ça ?
  • Un monde ouvert trop artificiel
  • Des options de gameplay qui apparaissent fort tardivement

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