Les mercredis cinéma #19 : Tarzan

Voilà un film dont je n’avais jamais entendu parler lors de sa sortie en salle alors qu’il avait des arguments à faire valoir. Un héros célèbre issus d’un roman d’Edgar Rice Burroughs et la présence au générique de la belle Margot Robbie. Cette semaine, je vais donc vous faire partager mon ennui sur la Légende de Tarzan.

Toi Tarzan, moi déçu

Tarzan est redevenu John Clayton, Lord Greystoke. Il vit maintenant en Angleterre avec Jane et a laissé l’Afrique derrière lui. Mais une invitation royale va le ramener au Congo, droit dans un piège tendu par le redoutable Leon Rom.

Saluons immédiatement la principale qualité du film : n’avoir par fait un nouveau film sur les origines de Tarzan, qui ne nous seront ici racontées qu’au travers de courts flashbacks. Mieux, l’idée d’aborder l’histoire sous l’angle du noble anglais s’étant éloigné de la jungle et qui aurait du retrouver ce qui faisait de lui Tarzan avait du potentiel.

Le problème, c’est que ce potentiel est cruellement sous exploité par un manque criant d’aventures et d’envergure dans l’œuvre. Vous attendiez un Tarzan ayant une aura héroïque ? Vous allez être déçu. Tarzan court sur les branches d’un arbre comme les indigènes, saute d’une falaise comme les indigènes, se balance sur une liane pour atterrir sur un train comme les indigènes, bref, il ne fait rien de mieux que les habitants du coin, à part distribuer des baffes.

TARZAN

Le film en vient à devenir un paradoxe : Jane, que le scénario place comme la princesse à sauver, se retrouve être un personnage plus intéressant dans son développement que son sauveteur désigné. Et je ne dis pas ça que parce que Margot Robbie surnage dans ses faces à faces avec un Christoph Waltz qui nous rejoue encore le même personnage de méchant. Elle montre une nature plus rebelle et ne se contente pas d’attendre docilement que son homme vienne la sauver. On ne peut pas en dire autant de Alexander Skarsgård qui peine vraiment à donner ce sentiment sauvage qu’on serait en droit d’attendre de Tarzan.

Dernier point qui finit d’achever le film : la réalisation offre une prestation sans relief. Je n’attendais pas grand chose de David Yates, et c’est exactement ce que j’ai eu. Les rares scènes qui aurait pu apporter un peu de tonus sont soit gâchées par des effets spéciaux trop voyants (la course dans les arbres par exemple) ou par un éclairage trop faible. Même les rares combats donnent l’impression d’être vite expédiés.

Bref, si vous voulez vraiment d’un film qui vous parle d’un humain élevé par des bêtes dans la jungle, matez plutôt la version live de The Jungle Book, c’est bien plus réussi.

Une réflexion sur “Les mercredis cinéma #19 : Tarzan

  1. Justement ce qui m’a plu dans cette version c’est que Tarzan n’est pas tout puissant, c’est donc clairement réaliste étant donné qu’un homme qui se bat contre un gorille des montagnes perd forcément. Mais ces combats perdus contre sa « famille » n’enlèvent en rien son courage, et en cela il est héroïque. J’ai également aimé le fait que l’Afrique soit vu de manière objective pour une fois.

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