Les mercredis cinéma #20 : Star Trek Beyond

Je dois reconnaitre avoir beaucoup aimé le reboot de la licence Star Trek concocté par J.J. Abrams. Ce dernier étant parti relancer un autre Star Autrechose, c’est à Justin Lin que revenait la tâche de s’occuper du troisième Star Trek moderne. Ce mercredi, on parle donc de Star Trek Beyond.

Star Trek sans limites (à part son scénario)

Si le reboot m’avait plu, j’avais beaucoup moins accroché à Into Darkness qui tapait à mon sens plus dans une certaine copie inutile des épisodes canoniques plus que dans l’hommage du premier. J’espérais donc beaucoup de ce troisième épisode qui avait eu l’intelligence de changer ses scénaristes pour de vrais fans, tel Simon Pegg.

Et le début de Beyond tend à confirmer que ces espoirs n’étaient pas vains. Que ce soit les enregistrements de Kirk dans le journal de bord d’un capitaine qui s’interroge sur ce qui l’amène là ou l’hommage très réussi à Leonard Nimoy, on sent un véritable amour de la saga. Quand à la nature de la mission de sauvetage dans une zone inconnue qui va opposer l’Enterprise à un adversaire bien supérieur, elle rappelle un peu le début du 1er film sauce Abrams.

Mieux encore, la destruction du vaisseau et le fait d’éparpiller l’équipage un peu partout sur une planète inconnue offre aux scénaristes la possibilité de créer des duos inattendus. Comme la rencontre entre Scotty et un nouveau personnage dont on se dit très vite qu’il intégrerait bien l’équipage à plus long terme. Si on chipote un peu, on regrettera pourtant que cette planète inconnue ne soit finalement jamais utilisée en temps que telle pour ajouter un peu d’exploration à l’ensemble.

Plus dommage, la suite du film ne donne jamais véritablement une épaisseur à ces nouveaux personnages et à ce monde inexploré. Au contraire, le film va continuer à donner cette impression de déjà-vu dans son plot twist, réduisant son méchant à un nouveau personnage intimement lié à la Fédération et décidé à la détruire. On pourrait presque écrire que la licence se Marvelise en appliquant la même formule d’un épisode à l’autre.

Ça ne donne pas un mauvais film, mais un film qui peine un peu à s’extraire de la masse malgré le nom de sa licence.

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