Les mercredis cinéma #23 : Ghostbusters 2016

Mine de rien, 2016 aura été une année où un nombre impressionnant de films s’en seront pris plein la gueule sur les réseaux sociaux. Le plus souvent après leurs sorties mais aussi pour certains dès la première bande-annonce. Ce mercredi, on va parler d’un de ceux là avec Ghostbusters.

Who you gonna call ?

Je ne vais pas vous faire l’insulte de résumer le film en détail, ce reboot reprend les grandes lignes du premier films Ghostbusters. Soit trois scientifiques qui vont fonder une entreprise de capture de fantôme juste à temps pour sauver New York d’une invasion d’ectoplasme. Je vais être direct puisque le film n’essaie pas d’apporter un peu d’originalité, le film n’est pas la purge qu’on pouvait craindre mais n’arrive pas à faire oublier la version d’Ivan Reitman

Avant même la démolition de la première bande annonce, l’annonce de ce reboot avait soulevé une vague de commentaires sur son casting exclusivement féminin. Réactions que Paul Feig, le réalisateur, avait qualifiées de « misogynistic sh** ». Dans les faits, et même si j’ai des trucs à dire sur le casting (j’y reviendrai), je n’ai jamais eu le sentiment que le film auraient été différent ou meilleur avec des hommes. En fait, je n’ai même jamais accordé d’attention au fait que l’équipe était constituée de femmes, sauf dans les moments où le film lui-même me le balançait à la gueule. Du coup, j’ai parfois eu l’impression que le film oscillait entre l’envie de répondre aux trolls (comme dans la scène du concert où Leslie Jones commente d’un « je ne sais pas si c’est parce que je suis une femme ou parce que je suis noire, mais c’est pas cool » le fait de n’avoir pas été rattrapée par le public) et des scènes qui sont au mieux des clichés sur les femmes (l’entretien d’embauche…). Je serais très curieux d’avoir l’opinion d’une femme sur cet aspect du film d’ailleurs.

Ceci dit, il y a quand même un problème global avec le casting : les acteurs en font souvent des caisses. Melissa McCarthy fait du Melissa McCarthy, on aime ou on aime pas. Leslie Jones est juste gonflante à hurler dans les trois quarts de ses interventions (tiens, je vous parlais de clichés plus haut, personne ne note que la personne la moins diplômée de l’équipe est la noire hystérique de service ?). Même les seconds rôles semblent atteint par ces excès qui finissent pas rendre l’humour lourd. Et je ne parle même pas des caméos des « anciens » qui font un peu pitié.

Je ne sauve en fait que deux membres du cast : Kate McKinnon, tellement décalée par rapport à ses collèges qu’elle en est immédiatement sympathique et Chris Hemsworth pour qui Paul Feig réutilise le principe qu’il avait employé avec Jason Statham dans Spy : l’utiliser dans un rôle de beau gosse complètement débile. Bref, en sortant du film je me retrouve avec la sensation d’avoir vu un être hybride. Un truc qui parce qu’il multiplie les appels du pieds à son modèle se prend forcément la comparaison dans la gueule alors que le film rappelle surtout les précédents films de Paul Feig.

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