Les Mercredis Cinéma #24 : Morgan

Après une aussi longue pause, tu avais certainement perdu l’habitude du billet du mercredi, n’est-ce pas cher lecteur ? Pour ce retour, on s’attaque au premier long métrage d’un « fils de ». Cette semaine, on va donc parler de Morgan de Luke Scott.

Lee, une consultante en gestion du risque pour une grande entreprise est envoyée dans une maison isolée où des scientifiques ont mis au point une vie artificielle, une jeune femme nommée Morgan. Évidement, l’expérience a mal tourné et Lee doit déterminer si Morgan peut continuer à vivre ou doit être éliminée malgré la résistance des scientifiques.

Morgan de toi

Derrière son point de départ déjà vu et revu mille fois au cinéma, il y avait la place pour d’intéressantes réflexions que le film aborde d’ailleurs en partie. On aurait pu se questionner sur ce qui fait d’un humain ce qu’il est au travers du questionnement sur la fait d’appeler Morgan « elle » ou « la chose ». Ou encore s’interroger sur l’apprentissage du bien et du mal pour ce qui n’est jamais qu’un enfant de 5 ans. Hélas, c’est deux thématiques vaguement présente durant la première partie du film se retrouve brutalement éjectée lorsque arrive l’entretien psy de Morgan, qui est pour moi le gros point noir du film.

Jusque là, le film maintient une certaine ambiguïté sur le comportement de Morgan. Oui, elle est capable de violence, mais dans un contexte qui peut s’expliquer. Arrive le psy dont on attendrait qu’il lève cette ambiguïté. Hors, on a l’impression dès son apparition qu’il est là pour charger celle qu’il doit analyser et que cela ne peut QUE mal se finir. A moins que le film ne soit à comprendre autrement que ce que sa première vision laisse penser.

Et c’est dommage, parce le film n’est ensuite ni un film d’horreur ni même un thriller particulièrement réussi, il devient juste une longue baston entre Morgan et Lee, une fois éliminé la plupart des personnages secondaires. J’espérais mieux. Notez que Luke Scott trouve, le temps de quelques séquences (comme celle qui évente totalement le twist final), le talent de son père pour composer des scènes marquantes. C’est déjà ça, ça occupera une soirée d’hiver, mais on ne s’en souviendra pas longtemps.

morgan-19_42

Le moment où j’ai vu venir le twist du film. Après moins de 20 minutes.

Je m’en voudrais de ne pas toucher un mot de la fin du film, sans (trop) spoiler. Je parlais de l’ambiguïté du personnage de Morgan plus haut, mais les spectateurs un minimum perspicaces noteront également celle de Lee. Et quand on est le fils du réalisateur de Blade Runner, un film dont autant d’années après sa sortie on s’interroge encore sur la nature de Deckard, je trouve assez regrettable que Luke Scott n’en tire pas la leçon qui s’imposait : garder le mystère est parfois une bonne chose.

Réflexions en vrac

  • C’est sûrement le rôle qui correspond le mieux au talent d’actrice de Kate Mara.
  • On m’explique comment Morgan a pu rester 5 ans dans sa cage quand Lee s’en évade en 5 minutes ?
  • T’aurais vraiment du faire comme papa avec Deckard, mon petit Luke.

2 réflexions sur “Les Mercredis Cinéma #24 : Morgan

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