Ryse, le fils de Rome

A chaque nouveau lancement de consoles, on voit apparaître des jeux pas bien longs ni très profonds qui sont surtout là pour montrer ce que la bestiole à dans le ventre. Avec la dernière gen, les heureux élus s’appelaient The Order 1886 pour la PS4 et Ryse pour la One. C’est de ce dernier dont je vais parler cette semaine, dans sa version PC.

S.P.Q.R.

Attention, question piège. Si je vous dis que je suis le héros d’une histoire dans laquelle un légionnaire romain combattant des barbares voit sa famille se faire massacrer, part en quête de vengeance contre les coupables et revient d’entre les morts en devenant gladiateur à Rome, vous me répondez ? Perdu, il fallait répondre Marius. Car oui, l’histoire de Ryse rappelle quelque peu celle de Gladiator dont on aurait un peu allongé la campagne contre les barbares, histoire d’éviter de finir le solo en 3 heures.

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Ave !

Un beau jeu…

Sur le plan visuel, rien à dire, Ryse est un jeu de lancement type. Soit la jolie petite baffe graphique qu’on laissera tourner sur les écrans pour montrer ce que la console a dans le bide. Evidemment, c’est un peu moins vrai en 2016 mais Ryse reste quand même un jeu assez impressionnant dans la représentation de la végétation (on aime beaucoup ça chez Crytek). Ryse place également la barre assez haut au niveau des visages, qui sans le vide de certains regards, seraient d’un réalisme saisissants. A peine remarquera-t-on quelques angles bizarres au niveau des bras de l’un ou l’autre personnage, mais rien de choquant. En contrepartie, le jeu se révèle être un immense couloir qui ne vous autorisera que rarement à revenir sur vos pas.

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Les visages sont souvent très réussis

Mais un jeu creux

Dès que l’on aborde le gameplay par contre, les choses deviennent moins jolie. Ryse se contente en effet du strict minimum et n’essaye même pas d’offrir un ramage à hauteur de son plumage. Un bouton pour attaquer, un pour étourdir d’un coup de bouclier, un pour faire une roulade et un dernier pour contrer et l’affaire est dans le sac. On se contente donc d’attaquer et d’esquiver en attendant l’apparition de la petite tête de mort permettant de déclencher les exécutions. Car Ryse casse encore un peu son rythme déjà bien mou avec des mises à mort en QTE à deux boutons. Notez que contrairement à la plupart de ses confrères, Ryse propose des QTE assez logiques puisqu’on peut souvent, juste en observant la position de Marius, deviner sur quel bouton appuyer sans avoir besoin de l’indicateur en couleur. Heureusement d’ailleurs, car ces QTE sont loin d’être facultative et offrent plusieurs effets possibles : regain de vie, bonus d’xp, bonus de dégâts et regain de rage. Même si dans la pratique, seuls les regains de vie et de rage ont une utilité en solo.

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La fameuse Tortue romaine est également de la partie

Telle l’épée de Damoclès

Pourtant et contrairement à l’histoire de Damoclès, notre vie ne tient jamais vraiment à un fil. D’abord parce que les QTE des exécutions ne pénalisent que très peu l’échec. Vous pouvez vous permettre de lâcher la manette ou de confondre le bleu et le jaune, à peine perdrez vous un peu d’xp. Mais aussi et surtout parce qu’il est vite trop facile de jongler entre le mode rage, qui ralentit le temps et vous laisse vos ennemis sans défense, et les effets de regain de vie et de rage pour enchaîner les packs d’ennemis assez tranquillement. Reste les boss qui sont immunisés à la rage de Marius mais dont les mécaniques manquent clairement de recherche puisqu’il suffira de répéter encore et encore la même manœuvre jusqu’à réduire la barre de vie de l’adversaire à zéro.

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Ambiance !

Franchir le Rubicon

Au final, Ryse laisse un peu la même impression que ces blockbusters qui envahissent nos cinéma l’été : c’est spectaculaire mais vide. Ce n’est pas aussi mauvais qu’on pourrait le craindre, mais ça ne nourrira pas le joueur en manque d’un minimum de profondeur. Pris en solde, Ryse occupera le joueur le temps d’un week-end sans lui prendre la tête, de préférence en petites sessions pour éviter une saturation de QTE. N’en espérez pas plus et ne comptez pas sur le multi pour allonger la durée de vie, celui-ci se révélant totalement désert.


6/10


J’ai aimé

  • C’est joli
  • C’est sanglant
  • C’est un blockbuster en jeu vidéo

Je n’ai pas aimé

  • C’est forcément répétitif…
  • Les boss n’ont aucun intérêt
  • L’interface des menus

2 réflexions sur “Ryse, le fils de Rome

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