Outland en rouge et bleu

Parfois des grosses boites habituées à nous sortir des grosses productions sans identités éditent de plus petits jeux pour se donner bonne conscience diront les mauvaises langues. C’est le cas d’Ubisoft qui aura mis 3 ans à sortir sur PC un jeu sorti en 2011 sur le XBLA. Logique donc que je n’en parle moi aussi que trois ans plus tard. Cette semaine, on rattrape le temps perdu avec Outland, un bien drôle mélange de genre.

Un jeu entre ombres et lumières

Je ne vais pas m’étendre sur le scénario d’Outland. Sachez juste que le joueur incarne un guerrier hanté par les visions de deux soeurs ayant donné naissance au monde. Ces deux entités ont ensuite voulu le détruire mais furent enfermées par un héros des temps anciens. Aujourd’hui l’obscurité menace de nouveau le monde et le joueur va devoir retrouver les pouvoirs du héros pour vaincre les créatures nées de cette corruption et les deux soeurs qui en sont à l’origine. Pour être honnête, le jeu ne tente même pas de mettre son scénario en avant et on se contente souvent de suivre le marqueur d’objectif sans savoir réellement pourquoi on le fait.

20170126160256_1

Un des boss de fins de monde qu’il faudra éliminer.

Melting Pot

Lorsqu’on débute Outland, on se retrouve devant un bien étrange mélange des genres et inspirations. Le jeu a d’abord une bonne part Metroidvania avec ses niveaux mélangeant plateformes et combats basiques qu’il faudra traverser pour obtenir de nouveaux pouvoirs débloquant l’accès à de nouvelles zones. On retrouve aussi un peu de Prince of Persia dans ce héros fort agile capable de prendre appui sur un mur pour sauter encore plus haut. Mais l’autre grosse source d’inspiration du jeu, la plus visible dès qu’on jette un coup d’œil à une image du jeu, c’est le bullet hell.

20170127233735_1

Je ne vois vraiment pas la difficulté de ce passage

Évitez les toutes !

Assez rapidement, le joueur et son personnage vont obtenir une affinité avec l’ombre (en rouge) et la lumière (en bleu) et le pouvoir de passer de l’une à l’autre. L’avantage d’une affinité est simple : elle vous immunise contre les tirs de la même couleur et rend disponible les plateformes liées à cette affinité. En contrepartie, votre attaque de base ne pourra plus faire de dégâts qu’aux monstres de l’affinité opposée. Tout le principe du jeu va donc consister à jongler entre les deux affinités pour franchir les nombreux obstacles qui se trouvent sur notre chemin sans être touché.

20170126153315_1

Une bonne coordination est demandée pour progresser

Plateformes chéries

Encore plus intéressant, ce principe de couleur trouve également une application dans les séquences de plateforme. Le joueur trouvera ainsi des plateformes possédant elles aussi une affinité. Certaines ne seront solides ou ne se déplaceront que si vous possédez la même affinité, et le jeu n’hésitera pas longtemps à vous placer dans une situation où les plateformes rouges traverseront des tirs bleus et vice-versa. Heureusement, on ne peut pas reprocher beaucoup de choses au jeu sur son gameplay. Le personnage est très agile mais répond au doigt et à l’œil lors des sauts. De la même manière, le switch entre les deux affinités est instantané et n’est jamais pris en défaut dans les passages les plus intenses.

20170127154701_1

C’est dans ce genre de moment que vous saluez la maniabilité du jeu

En conclusion

A l’heure de conclure, Outland se révèle être un intéressant mélange de genre dont le seul défaut est peut-être qu’il peine à se renouveler sur la longueur. On aurait voulu une plus grande variété d’ennemis et des pouvoirs de déplacements mieux répartis à travers les mondes. Des détails pas bien gênant qui n’éclipsent pas les qualités d’un titre dont on saluera pour finir la réalisation graphique.


YYYYYYYYYY


J’ai aimé

  • Le principe d’affinité
  • La maniabilité

Je n’ai pas aimé

  • Le jeu n’essaie même pas de s’emmerder avec son scénario
  • Une difficulté en dents de scie

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.