Never Alone, histoire d’Inupiat

On qualifie souvent les jeux vidéo d’œuvres culturelles mais rares sont ceux qui tentent réellement d’enrichir, ne fussent qu’un peu, la culture du joueur. Cette semaine, nous allons mettre le cap sur le grand nord, à la découverte des traditions d’un peuple qui y vit. Cette semaine, on va donc jouer à Kisima Ingitshuna, ou Never Alone.

Une fillette et son renard

Pour nous introduire à la culture des Inupiats, l’un des peuples Inuit qui vit en Alaska, les développeurs de Upper One Games aurait pu choisir de nous proposer un documentaire vaguement interactif. Heureusement pour nous, ils ont plutôt fait le choix de mettre en scène une histoire issue de cette culture, celle de Nuna et de son animal de compagnie, un renard des neiges. Ensemble, le duo part à la recherche de l’origine des blizzards qui frappent le village de Nuna, le menaçant de famine. Et pour le joueur curieux, il sera aussi question de débloquer différentes petites vidéos présentant la culture Inupiat.

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Le renard suit Nuna. La plupart du temps.

You’ll never (walk) alone

Pour raconter son histoire, Never Alone joue la carte du jeu de plateforme. Rien de bien compliqué toutefois, on sent que le jeu a été pensé pour être joué en coop par un parent et son enfant, le premier jouant Nuna, le second le renard. Le jeu fonctionne bien sûr également en solo, il suffira alors d’une simple pression sur une touche pour switcher entre les deux personnages. Toutefois, le solo souffre de quelques petits défauts d’IA, en particulier du côté du renard qui oubliera parfois de suivre ou au contraire tentera de vous rejoindre alors qu’il aurait du rester immobile. Heureusement, les points de sauvegarde sont assez bien foutus pour que les rares passages où ce genre de problème se pose ne soient pas très gênants. Je salue d’ailleurs la bonne idée de placer des points de sauvegarde entre chacune des phases des quelques boss que le développeur a trouvé bon de placer sur notre chemin.

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Sans le renard, l’esprit disparait. Et ça va arriver souvent.

Dès que le vent soufflera, je repartira

Sur le principe, le jeu me rappelle pas mal Brothers : a Tale of Two Sons, l’un de mes coups de cœur de ces dernières années. Un jeu fort court, pas bien compliqué mais qui parvient à dégager une certaine poésie sans avoir recours à des artifices techniques. Mais au contraire de Brothers, Never Alone ne marquera pas durablement les esprits. Si le jeu obtiendra son label « mignon » pour ses personnages principaux et leurs animations, le reste est plus mitigé, entre réussite et répétitif. C’est d’ailleurs un peu le défaut principal de Never Alone. Bien que fort court, le jeu réussit à être répétitif par son trop grand classicisme. Dommage donc.

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Pour sauter loin, profite du vent (proverbe Inupiat)

J’ai aimé

  • C’est mignon tout plein
  • Un jeu qu’on peut faire avec un enfant de 12-13 ans…
  • En lui apprenant des trucs au passage

Je n’ai pas aimé

  • Un gros bug sur la gestion du pad toujours pas corrigé 2 ans après la sortie du jeu ?
  • Les quelques approximations de l’IA
  • Un jeu au classicisme ennuyeux

 

3 réflexions sur “Never Alone, histoire d’Inupiat

  1. J’ai pas lu tout l’article parce que je compte faire le jeu mais ça me donne encore plus envie de m’y mettre.
    Je reviendrais quand j’aurais fait le jeu. (:
    Par contre 12/13 ans c’est préado 😀 😀 #educinside

    Aimé par 1 personne

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