Steamworld Heist à toute vapeur

Je ne suis en règle générale pas friand des jeux destinés à une machine portable qui finissent par être portés sur nos machines de bureau. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir parfois de bonnes surprises. C’est le cas cette semaine avec un jeu qui nous vient de Suède : Steamworld Heist

Pour quelques gallons de plus

Dans Steamworld Heist, nous mettons le cap sur l’espace avec le capitaine Piper Faraday, pirate de son état qui a actuellement quelques petits soucis avec la racaille du coin. Comme son équipage a disparu, Piper et son second partent en guerre contre les brigands locaux, recrutant de nouveaux robots en chemin pour s’enfoncer plus profondément dans l’espace infini et affronter les nouvelles menaces qu’il abrite. Comptez une douzaine d’heures pour venir à bout du boss final, ce qui est suffisant pour que le jeu ne devienne pas lassant.

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Le jeu n’évite bien sûr pas les références culturelles

Space Cowbots

Après s’être attaqué au genre de l’action-plateformer avec Steamworld Dig, c’est cette fois la stratégie au tour par tour qui est au programme avec Heist. Pour résumer rapidement, imaginez un X-Com en 2D vu de côté avec des règles simplifiées. Portage d’une machine portable oblige, le jeu se compose d’une suite de petites missions qui ne prendront jamais plus de 20-25 minutes à finir. Heureusement d’ailleurs puisque le jeu ne possède qu’une sauvegarde automatique lors du retour dans votre vaisseau. Chaque mission vous lâche donc dans un vaisseau ennemi avec un objectif (récupérer un certain nombre des trésors du niveau, détruire un objet précis, etc) à accomplir avant de rejoindre la sortie. On saluera d’ailleurs le fait qu’il ne soit nécessaire ni de collecter tous les trésors ni d’éliminer tous les ennemis pour terminer la majorité des niveaux.

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Les bars, où on trouve infos, marchands, personnages à recruter et surtout bonne musique

Piraterie : mode d’emploi

Chaque mission débute par une petite phase de sélection de l’équipe que vous allez envoyer à l’abordage, à piocher parmi l’équipage. Phase qui n’est pas à prendre trop à la légère puisque chaque cowbot possède des aptitudes qui lui sont propres. Piper pourra par exemple inspirer les alliés proches d’elle et leurs accorder un bonus de dégats. La seconde étape de cette phase de sélection consiste à choisir l’équipement de vos compagnons : une arme et deux objets qui peuvent être passifs (armures, bonus de déplacement) ou actifs (grenade, kit de réparation). Et un chapeau, accessoire sans influence sur le gameplay et donc parfaitement indispensable pour avoir le style. Chacun de ces équipements peut soit être obtenus en récupérant les sacs de trésors des niveaux ou être achetés dans les magasins du jeu.

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Chaque robot a des aptitudes propres

Une fois largués dans le vaisseau ennemi, le jeu bascule en tour par tour. Chaque tour vous offre une possibilité de déplacement puis la possibilité d’effectuer une action, que ce soit placer un tir, utiliser un objet ou une capacité spéciale. Vous pouvez également sacrifier cette possibilité d’action pour sprinter et avoir ainsi un déplacement plus long. Tout l’enjeu consiste donc à bien calculer ses actions et l’ordre dans lequel on les effectue pour avoir toujours votre groupe à l’abri derrière une protection tout en tenant compte des dangers de l’environnement, que ce soit les barils explosifs ou les sols laissant passer les tirs. Le jeu est d’ailleurs assez intelligent pour ne pas imposer de contraintes artificielles au joueur. Il est ainsi possible de déplacer un personnage, puis un second avant de tirer avec le premier.

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Un tir par la bande, comme au snooker

Stupeurs et tremblements

Je n’ai en fait que deux légers reproches à faire au jeu. Le premier concerne un point de gameplay : les tirs. Ceux-ci sont manuels et c’est donc au joueur de diriger le tir, ce qui permet quelques délires comme des tirs avec rebonds sur les murs pour les snipers. Problème, la visée est victime d’un tremblement inattendu chez un robot qui peut-être particulièrement pénible pour les tirs de précision à longue et moyenne portée. L’autre point un peu pénible du jeu concerne l’inventaire, beaucoup trop limité en taille et qui oblige à jongler avec l’équipement entre les différents membres de l’équipage ainsi qu’à revendre des objets lors de chaque mission ou presque.

Mais que ces petits défauts ne vous détournent pas de ce sympathique petit jeu, à l’humour qui n’en fait jamais trop, aux graphismes réussis et à la musique bien entraînantes (celle des bars surtout). Pour 15 balles, que vous soyez novice ou vétéran dans le genre, vous pourriez faire un bien plus mauvais choix que de laisser une chance à Steamworld Heist.


♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥


J’ai aimé

  • Simple à prendre en main
  • Un humour présent sans en faire trop
  • La musique dans les bars

Je n’ai pas aimé

  • Les tremblements de la visée
  • L’inventaire trop limité

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