The Turing Test, imiter n’est pas jouer

Il y a des jeux qui n’auraient probablement jamais vu le jour si Portal n’avait pas existé. Des productions qui mélangent le concept du jeu de Valve et les idées de The Talos Principle. Cette semaine, nous allons parler de l’une d’entre elle : The Turing Test.

The Imitation Game

Petit tour dans le futur. L’humanité a envoyé une mission habitée sur Jupiter, assistée par T.O.M., une intelligence artificielle. Mais lorsque l’Agence Spatiale internationale perd le contact avec l’équipe installée sur la lune Europa, T.O.M. n’a d’autre choix que de réveiller Ava Turing, le seul membre de l’équipe à être toujours en orbite. A elle de découvrir pourquoi l’équipe a transformé le complexe en gigantesque test destiné à déterminer si celui qui le passe est humain. Le tout enrobé d’un peu de philosophie dans les dialogues entre Ava et T.O.M., définitivement une IA moins tordue que GLaDOS.

Transfert d’énergie

Comme tout bon Portal-like qui se respecte, The Turing Test a également son gadget signature. Point de canon à portails ici, mais un canon permettant de stocker l’énergie qui alimente, sous forme de boules de lumière, les différents éléments du complexe. Le but du jeu sera donc de trouver comment et surtout dans quel ordre alimenter les portes, plateformes et autres ponts d’énergie pour atteindre la sortie de la salle. Si le jeu intègre bien de nouvelles mécaniques en cours de partie, il ne sortira jamais de ce principe de départ. Ce qui est un peu son principal problème.

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Une salle de test normale, à vous de trouver comment progresser

Sortir du cadre

Pour comprendre, comparons le jeu avec le schéma de Portal 2. Dans ce dernier, les première salles s’enchaînent très vite, bloquant rarement le joueur plus de quelques minutes. Puis arrive le moment où le joueur va passer derrière le décor. Les premières salles deviennent donc un apprentissage des mécaniques de base que le joueur va devoir utiliser dans un environnement moins cloisonné.  De son côté, The Turing Test demeure esclave de son principe de salles de test qui s’enchaînent. Seules les trop rares énigmes donnant l’accès aux salles secrètes sortent un peu des clous et tentent de proposer autre chose. Mais pour la majorité des 70 autres niveaux qui peuplent le jeu, les énigmes se résument en une succession de petites étapes rendant la solution, si pas évidente, au moins assez simple à trouver.

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Voilà une des seules énigmes qui demandent d’être un peu inventif. C’est pauvre.

Return 0

L’ensemble donne un résultat un peu mitigé. The Turing Test n’est pas un mauvais jeu mais il n’apportera rien au genre du puzzle-game. Ajoutons également que le jeu n’est pas traduit en français, ce qui pourra rebuter certains. Et ce d’autant que les conversations sont souvent portées sur la philosophie. Un titre qu’on réservera plus aux joueurs cherchant une entrée vers le genre. Quand à ceux ayant retourné les ténors de la catégorie, ils passeront leurs chemins.


/ 10


J’ai aimé

  • La progression sans pics de difficulté
  • Propre visuellement

Je n’ai pas aimé

  • Quelques choix de contrôles clavier peu inspirés
  • VO sous-titrée anglais uniquement
  • Il manque ce petit quelque chose qui marque le joueur

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