Transistor et ses mystères

Vous le savez si vous lisez régulièrement le blog, je ne suis pas fan de Bastion. C’est un jeu dont la réputation doit beaucoup à son narrateur dont le principe ne m’a jamais semblé particulièrement innovant. Comme le reste du jeu d’ailleurs. C’est donc avec une certaine prudence que je m’attaque au second jeu de Supergiant Games. Cette semaine, on va essayer de parler de Transistor.

Story()

Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas sûr d’avoir compris le background dans lequel nous plonge Supergiant Games avec ce jeu. Nous jouons Red, une chanteuse dont la voix a été volée, accompagnée d’une grande épée : le Transistor du titre. Celui-ci semble capable d’absorber l’essence de certaines personnes et de les convertir en fonctions. Ensemble, Red et le Transistor vont combattre le process qui menace la ville. Tout ça sonne un peu cyberpunk, mais j’avoue n’avoir jamais vraiment réussi à entrer dans l’histoire.

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Artistiquement, c’est chouette. Mais un peu vide.

Action()

Du coup, c’est sur le gameplay que je vais me rabattre. Celui de Bastion ne m’ayant pas convaincu plus que ça, j’avais des craintes pour Transistor. Heureusement, une bonne idée vient changer la donne lors des combats du jeu. Plutôt que de n’être jouable qu’en temps réel, Transistor offre une sorte de pause active. Il est ainsi possible d’activer, en combat, une fonction qui va figer le temps et les adversaires. Et pendant cette pause, de planifier nos déplacements ou nos attaques. Chaque action a un coût qui grignote peu à peu votre barre de pause. Dans ce mode, le jeu devient donc une partie de cache-cache consistant à optimiser la mise en pause avant de se cacher en attendant qu’elle soit de nouveau disponible. Vous pouvez aussi bien sûr complètement vous en passer et jouez le tout en temps réel. Bonne chance.

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Le mode planification. En haut, la barre que vos actions vont remplir.

Evolution()

Tout ça serait assez basique si Supergiant n’avait pas bien pensé son système de combat, offrant une rejouabilité bienvenue au titre. Chacune des 16 fonctions du titre a trois utilisations possibles. Sa plus basique, c’est d’être utilisée comme fonction active et être l’une des 4 attaques dont disposent Red. Un dash ou une attaque qui va rebondir sur plusieurs cibles par exemple. Mais vous pouvez utiliser votre fonction pour renforcer une attaque de base. Votre dash évolue et se retrouve à lâcher des grenades au point d’arrivée. Enfin, vous pouvez mettre une fonction dans un emplacement passif. Comme un bouclier ou une furtivité temporaire quand vous tuez un adversaire.

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Un aperçu des fonctions et de leur effet suivant leurs utilisations

Avec 16 fonctions, deux améliorations possibles par slots d’attaque et quatre passifs à débloquer, il y a largement de quoi faire en terme de variété. Dans les limites de la « mémoire » disponible dans le Transistor, puisque chaque fonction à un volume d’occupation de celle-ci. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la réflexion sur le remplissage des slots ne s’arrête pas là. Il ne suffit pas d’aligner les fonctions toujours plus puissantes. En effet chaque mort de Red en combat vous fait perdre un slot, du plus lourd en mémoire au plus léger. Vous aurez l’air malin quand il ne vous restera plus que le dash et plus rien d’offensif. Il vous faudra rejoindre une borne de sauvegarde pour récupérer ce qui a été perdu.

Fin()

J’ai pris du plaisir à parcourir Transistor. L’esthétisme est soigné même si la ville semble un peu vide et la musique est superbe. L’OST est vendue à part et un fan mettra quelques deniers pour se la procurer. Rayon défauts, on mettra un petit bémol sur les ennemis, certes tous bien différents mais qui manquent de variété. Je ne lui trouve que peu d’autres problèmes. Même sa durée de vie réduite s’efface devant les évidentes possibilités de rejouabilités du jeu. Une bonne surprise donc.


7 / 10


J’ai aimé

  • Un système de jeu plein de possibilité…
  • …qui offre donc une vraie rejouabilité au jeu
  • Une superbe musique
  • Les modificateurs pour adapter la difficulté du jeu

Je n’ai pas aimé

  • Les défis, facultatifs, qui imposent des combinaisons dont tu ne peux pas voir les effets avant de commencer
  • Une ville qui manque de vie
  • Des ennemis qui manquent de variété

2 réflexions sur “Transistor et ses mystères

  1. J’ai vraiment pas accroché à Transistor pour le coup. Autant je comprends tes arguments et suis en partie d’accord, autant ils n’ont pas suffit à me faire accrocher au jeu.
    Déjà j’ai pas aimé Bastion, j’ai essayé de m’y plonger trois fois, rien à faire. Passé la bonne première impression grâce à sa direction artistique, c’est vite fouillis et chiant…
    Transistor s’égare moins que Bastion, mais l’histoire m’a vite perdu tant c’est énigmatique, pourtant au départ Red et le Transistor m’accrochaient bien. Le manque de variété dans les situations (couloir > arène > couloir) et des ennemis n’a pas aidé. Finalement la seule chose vraiment intéressante que j’y ai vu c’est le système de compétence et les différentes fonctions.

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    • Ah ça l’histoire, je le dis dès le début, j’ai pas l’impression d’en avoir saisi les subtilités non plus. Mais je reconnais le manque de variété, il aurait pas fallu que le jeu soit beaucoup plus long.

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