The Bureau : XCOM Declassified, XCOM décline

Cette semaine, on va faire dans le spin-off. Prenez une série de jeux célèbres, changez de genre en essayant d’imiter une autre série à succès et tentez de vendre le tout avec comme mots clés TPS, extraterrestres et tactique. Cette semaine, on va donc parler d’un XCOM qui n’en est pas un : The Bureau : XCOM Declassified.

XCOM’s Agent Carter

The Bureau nous plonge dans les années 60, en pleine guerre froide. Les USA craignent une invasion russe sur leur sol et vont être servi. Mais pas de communistes dans l’équipe rouge, juste des envahisseurs d’un autre monde. C’est dans ce contexte que l’agent Carter, originellement mandaté pour transporter un artefact extraterrestre, va se retrouver embrigadé dans ce qui pourrait être la seule ligne de défense contre l’envahisseur : XCOM.

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Le dernier espoir de l’humanité américaine se trouve dans cette salle

Le commandant Shepard est demandé à l’accueil

Oubliez immédiatement tout ce que vous savez sur la série XCOM. Pour The Bureau, l’inspiration est plutôt à rechercher du côté de ce bon vieux Mass Effect 2. On retrouve donc les grandes bases des aventures du commandant Shepard. Chaque mission nous largue donc dans un niveau qui reprendra encore et encore la même formule. Soit des arènes remplies de murs et autres obstacles qui feront offices de couvertures dans lesquelles il faudra repousser des vagues d’ennemis. Et entre deux arènes, des couloirs permettant de refaire le plein de munitions et éventuellement de découvrir du nouveau matériel. Entre les missions, retour à la base pour quelques missions secondaires, histoire de connaître un peu le personnel qui vous entoure.

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Beaucoup de blabla entre les missions.

Mou Effect

Pour tuer les visiteurs, le joueur pourra compter sur un panel d’armes allant des classiques armes humaines aux armes à énergie aliens, dans la limite de deux armes équipables. Il pourra également compter sur le soutien de deux compagnons aux compétences propres. Compagnons qu’il faudra essayer de garder en vie sous peine de devoir faire avec des débutants niveau 1. Ce qui permet d’aborder le premier gros problème du jeu : l’IA. J’ai rarement vu des personnages aussi pressés de mourir dans un jeu vidéo récent.

Pourtant comme dans les jeux de Bioware, il est possible de donner des ordres à ses compagnons. Se planquer à tel endroit, lancer telle capacité, etc. Rien n’y fait, la compétence que vous utiliserez le plus sera celle de soin. Que ce soit en combat où on les verra quitter une couverture pour en prendre une moins efficace ou hors combat où ils ne feront rien pour éviter les mines pourtant bien visibles, vos compagnons semblent avoir été oubliés le jour de la distribution d’un instinct de survie. Désespérant, d’autant qu’ils ne sont que de peu d’utilité en combat. On aimerait donc les laisser en arrière, mais leurs compétences peuvent se révéler utiles. Enfin, s’ils n’étaient pas aussi souvent placés trop loin de l’action.

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Carter et les deux péons qu’il faudra surveiller en continu. Notez leur définition de « derrière le commandant ».

Pfff

D’ailleurs et puisque j’aborde le sujet des ordres aux compagnons, je dois dire que l’interface est particulièrement mal pensée. D’une simple pression sur une touche, vous ralentissez le temps et faites apparaître les menus de compétences. Premier soucis, la caméra se déplace automatiquement pour se centrer sur le personnage dont vous survoler les compétences. Ce qui entraîne de multiples changements de point de vue et ne facilite pas une action coordonnée sur une même cible. Second soucis, certaines compétences doivent être déployées à distance, comme les mines. Ce déploiement n’est possible que dans une portée limitée. Et il arrive que l’on se retrouve dans une situation où on ne peut jeter une mine de l’autre côté d’un trou parce que le chemin pour le contourner sort du périmètre de portée. C’est totalement idiot et crée son lot de frustration quand ça se produit sur des compétences censées déloger les vilains d’en-face.

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Le mode tactique dans la situation idéale : une arène en ligne droite

Entracte technique

Autre problème majeur, le jeu semble souffrir d’une technique quelque peu hasardeuse. La faute à un framerate inexplicablement asthmatique. Je pensais au début que certaines scènes étaient simplement trop chargées, mais non, vous pouvez passer de 60 à 10 fps dans la même scène sans explications. En intérieur comme en extérieur, ce qui rend la chose encore plus louche. Il m’a fallu faire pas mal de compromis pour rendre le tout plus stable sur une Geforce 1070. Difficile à accepter de la part d’un jeu sorti en 2013.

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Là étrangement, ça ne ramait pas…

La suite au prochain numéro !

Et c’est un peu un résumé de The Bureau. Ce n’est pas que The Bureau soit un mauvais jeu, au fond. On peut même dire qu’il s’améliore en avançant dans le jeu. Mais c’est un jeu qui donne l’impression qu’il aurait pu et dû être meilleur. Si le jeu avait eu une petite phase de polish supplémentaire. S’il avait eu un scénario un peu plus consistant qui ne donnait pas l’impression d’être expédié. Si le jeu avait été plus soigné, tout simplement. Comme un brouillon d’un titre qui ne verra finalement pas le jour.


 6 / 10


J’ai aimé

  • L’idée d’un jeu dans les années 60 et l’ambiance qui va avec
  • Un twist qu’on sent venir mais qui surprend quand même
  • Graphiquement encore très correct

Je n’ai pas aimé

  • Des compagnons qu’il faut baby-sitter en permanence
  • Optimisé avec des moufles
  • Les passages à la base beaucoup trop bavards

4 réflexions sur “The Bureau : XCOM Declassified, XCOM décline

  1. Ah, ce bon vieux The Bureau. Un univers super accrocheur (bon tu me file les 60s, la guerre froide et des extraterrestres, et je suis content…) et un style graphique plutôt sympa. Mais c’est tout. Entre les grosses ficelles narratives, le game design (enchaînement d’arènes…) digne des pires TPS de la dernière génération et la stupidité de l’IA, j’ai abandonné en cours de route sans connaître la fin du jeu. Pourtant je le trouvais sympatoche moi, vu de loin.
    Du coup je te rejoins largement, encore plus sur les compagnons qui m’ont souvent donné envie de jeter ma souris.

    Et pourtant je suis tolérant avec les jeux pétés, genre Kane & Lynch qui est une de mes licences préférées. Si si. J’assume.

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    • Je pensais aussi ne pas le finir, mais en fait la fin arrive assez vite. Même la grosse ficelle narrative te prend un peu à contre-pieds. Bon, je voulais faire ce XCOM avant de faire les épisodes traditionnels, mais ça donne pas envie.

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