Rise of the Tomb Raider sur les traces du père

En 2013, une jeune fille innocente allait connaître l’enfer sur une île perdue. Depuis, elle marche dans les pas de son père. Mais pour sauver la réputation de sa famille, cette survivante devait devenir quelque chose d’autre. Cette semaine, on va donc parler de Rise of the Tomb Raider.

Au nom du père

Ces nouvelles aventures de Lara Croft nous emmène en Sibérie, sur les traces d’un artefact nommé la Source Divine. Une vieille histoire de famille pour Lara, puisque son père est mort en cherchant le même artefact. Une course contre la montre aussi, puisque d’autres la recherchent et son prêt à tout pour mettre la main dessus. L’occasion pour Lara de reprendre les armes, parce que l’archéologie, ça consiste aussi à détruire pas mal de trucs.

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Du fusil

Je le disais dans l’intro, le reboot de Tomb Raider faisait de Lara une survivante. Dans cet épisode, on est passé au stade du Terminator en puissance. Le jeu s’articule ainsi beaucoup moins autour du principe consistant à éviter à Lara une longue liste de décès. Ce qui se marque notamment par une disparition presque totale des QTE qui plombaient littéralement le début du jeu de 2013. En échange, le jeu se rapproche d’un esprit Uncharted. On retrouve donc la succession de séquences d’exploration/grimpette, de phases de combat que l’on aborde furtivement et de combats qu’on aborde de front. Ceci dit on reste quand même un peu sur notre faim en ce qui concerne l’infiltration. La faute à une IA trop limitée tant que vous restez discret mais presque omnisciente une fois consciente de votre présence. Heureusement que Lara possède un large éventail de moyens pour envoyer l’ennemi ad-patres.

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Et du saint d’esprit

Si on devait résumer, on pourrait dire grossièrement que ce Rise of the Tomb Raider est une copie carbone du jeu de 2013 dont aurait été expurgé les aspects les plus pénibles. J’ai indéniablement préféré cet épisode à son aîné, mais il n’est pas exempt de défauts pour autant. A commencer par le scénario, faiblard et surtout aux rebondissements prévisibles. Mais surtout, la structure même du jeu est absolument identique à l’épisode précédent. On retrouve le même enchaînement de couloirs faisant avancer l’histoire débouchant sur les mêmes zones à explorer à la recherche de composants, trésors cachés et autres secrets. Même la dernière partie du jeu reprendra le principe des gardiens surnaturels de l’épisode précédent. Bref, on sera en terrain connu tout le long du jeu, malgré les ajouts ici et là.

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Meilleure séquence du jeu ?

Tomb Raider ++

Bien sûr, beaucoup regretteront le fait que Crystal Dynamics n’ait pas cherché à réinventer son concept. L’absence de prise de risques sur le jeu rend la conclusion claire : si vous avez aimer Tomb Raider 2013, vous aimerez aussi cet épisode. Toutefois, cet épisode nous fait aussi prendre conscience que l’on est peut-être aux limites de ce que peut proposer la formule Tomb Raider. C’est peut-être un mal pour un bien que le prochain épisode passe aux mains d’un autre développeur qui pourra apporter un regard neuf sur la série. Lara vous le dirait, pour survivre, il faut savoir s’adapter et évoluer.


 8 / 10


 

J’ai aimé

  • Moins de QTE à la moindre action
  • Des tombeaux un peu plus nombreux
  • Lara, toujours aussi belle

Je n’ai pas aimé

  • Des rebondissements scénaristiques qui font ploufs
  • Un boss final naze
  • Une des plus belles émanations du ctrl+c/ctrl+v vues à ce jour dans un AAA (© La Tentation Culturelle)

4 réflexions sur “Rise of the Tomb Raider sur les traces du père

  1. Tu résumes bien les forces et faiblesses du jeu, cela dit contrairement à toi j’ai préféré le premier.
    C’est le même jeu, mais il m’a semblé meilleur juste parce que… C’était une découverte. Là j’ai eu l’impression de refaire la même chose, donc pas trop de plaisir.
    Et puis dans le premier le passage à la The Descent était un moment de gloire au milieu d’une succession de passages insipides.

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    • Je comprends tout à fait cette impression de redite. Il me semble que j’avais dit dans la critique du premier qu’il fallait supporter les deux premières heures bourrées de QTE pour enfin profiter du jeu. C’est ça qui me fait préférer celui-ci ; là comme ça, j’arrive pas à me souvenir d’un moment aussi pénible dans le second.

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  2. Je viens tout juste de découvrir ton blog par hasard grâce à Twitter, du coup je me permets de jeter un œil et de laisser un (ou deux, ou plus) petit commentaire.

    Je trouve que ton article est court mais complet : tu parviens en quelques lignes à résumer ce que j’ai pensé du jeu et à en souligner les forces et les faiblesses. Surtout sur le fait que c’est un copier/coller du premier opus dans sa structure. Même si je l’ai préféré à ce dernier, j’ai eu quand même beaucoup de mal à avaler ça… J’espère qu’ils ne nous referont pas le coup sur le prochain !

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