On réveille le blog avec Silence

Salut, c’est si bon de vous revoir ! Presque deux mois sans publier d’articles, c’est long, même pour moi. Et comme j’ai un sens de l’humour bien particulier, je vous propose de redonner de la voix avec le second chapitre des Chroniques de Sadwick. Un jeu ironiquement appelé Silence.

Entre la vie et la mort, il y a Silence

Silence nous plonge dans les aventures fantastiques de Noah et Renie, un frère et sa sœur. Un bombardement frappe leur village et les deux enfants se réfugient dans un bunker. Une bombe explose, laissant Noah inconscient. A son réveil, plus de traces de Renie mais un chemin vers le monde imaginaire de Silence s’est ouvert. Noah n’a donc pas d’autres choix que de partir à la recherche de sa sœur, s’alliant au passage avec la résistance pour renverser la méchante reine qui dirige maintenant le monde de Silence et qui s’interpose entre eux et le seul moyen de rentrer chez eux.

Histoire d’une reine et de son fou

D’emblée, je tiens à vous rassurer, il n’est pas nécessaire d’avoir jouer à The Whispered World avant de plonger dans Silence. Daedelic, le développeur, a eu l’excellente idée de placer un résumé rapide du jeu au travers d’une histoire que Noah raconte à Renie pour la rassurer en début de partie. C’est plutôt bien vu, tant pour ceux qui connaissent l’histoire de Sadwick que pour les autres. Hélas, c’est l’une des rares bonnes choses que l’on peut porter au crédit de Noah.

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Avouez que Renie a une bonne bouille

Le personnage se révèle en effet rapidement insupportable tant il passe de temps à se plaindre. A l’inverse, Renie attire immédiatement la sympathie grâce à son personnage insouciant. Le reste du casting est lui aussi plutôt réussi, mais on regrette son traitement sur le long terme. Noah et Renie sont certes les héros de l’aventure. Mais on s’interroge un peu sur les coupes du scénario lorsqu’on voit comment le reste de la petite bande de résistants est éjecté de la scène dans la dernière partie du jeu. Les pauvres n’ont même pas droit à un petit retour lors de la cinématique d’une des deux fins. Frustrant pour des personnages qui ont su imposer leurs charismes dès leurs apparitions à l’écran. On se doit ainsi d’évoquer Spot, l’adorable compagnon des deux enfants, souvent élément de la solution pour avancer grâce à sa capacité à changer de forme. Le personnage est véritablement sacrifié dans la dernière ligne droite du jeu.

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M’oubliez pas sur le bord de la route !

Gameplay en équilibre

Silence se présente théoriquement comme un pont&click. Théoriquement, parce qu’en pratique, l’usage d’un moteur 3D a fait que j’ai préféré y jouer au pad. Ce qui n’a pas posé de problèmes particuliers, ce qui est bon signe quand on se souvient de l’ergonomie délicate de The Whispered World. Malheureusement, la réussite visuelle se paye du côté de la variété du gameplay. Le jeu ne s’embarrasse plus d’un inventaire et tous les objets sont utilisables sur place ou sur l’écran d’à côté. Les interactions avec le décor ne se résument pas non plus à cliquer sur tout les éléments interactifs. On aura ainsi droit à des épreuves d’équilibre consistant à garder un curseur au centre d’une zone le temps qu’il se remplisse.

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Appuyez sur B pour sauter l’énigme…

Les autres « interactions » les plus représentées seront des actions vous demandant de pousser dans la direction indiquée. Rien de vraiment passionnant, on dira poliment que ça donne un semblant d’action dans le jeu. Encore plus étrange, les quelques énigmes du jeu sont même skipables, pour ceux qui n’auraient vraiment pas envie de réfléchir deux secondes. Le jeu semble même prendre un petit tournant narratif dans les choix de dialogues qui sont offerts au joueur.

La Minute Succès

Je me suis découvert un récent intérêt pour les succès des jeux auxquels je joue. Alors qu’en est-il de ceux de Silence ? Et bien on ne peut malheureusement pas dire que l’on se trouve devant un jeu aux succès les plus réussis de l’univers. Beaucoup d’entre eux sont basés sur des répétitions pures et simples d’une même action. Et manque de bol, il faudra finir le jeu plusieurs fois puisque certains succès sont mutuellement exclusifs. On pensera notamment à celui qui demandera de tuer Sadwick chaque fois que c’est possible alors qu’un autre demande de finir le jeu sans mourir. C’est con, le jeu n’a quand même pas une rejouabilité qui le justifie.

Et pourtant

Pourtant on se laisse prendre au jeu. Silence est un petit jeu amusant malgré ses défauts, jamais bloquants. On prendra plaisir à le parcourir pendant les cinq à six heures nécessaires pour en voir la fin. Et on oubliera bien vite cette impression qu’il manque une partie du jeu. Un adorable compromis entre le point&click classique et le jeu plus narratif, en somme.


 7 / 10


J’ai aimé

  • L’insouciance de Renie
  • Spot
  • Les personnages secondaires dans l’ensemble

Je n’ai pas aimé

  • Noah, insupportable dès l’arrivée à Silence
  • Des énigmes que le joueur peut passer, sérieusement ?
  • Un dernier acte qui oublie ses personnages secondaires

 

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